mardi, 24 août 2010
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs
Alors, Berlin ? Qu'y avez-vous fait ?
Ben on a bu de la bière et on a dormi.
12:20 Publié dans La minute bigard, pintade power, The official pushy pushy tour | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, berlin, bière, nichons, nibards, ditom aussi ressemblera à ça
samedi, 21 août 2010
Planète déesse*
Vue d'en dessous, Salt, on se demande effectivement qui ça peut bien être.
* J'aime bien ce jeu de mot, même si je doute qu'il soit compris d'une certaine catégorie de mon lectorat.
jeudi, 19 août 2010
"Un artiste est une vigie aphone, qui voit le monde de demain venir, fait des gestes pour nous prévenir, mais que nous oublions de regarder ou refusons de comprendre"
Si nous faisons nôtre cette définition de l'artiste, formulée par Léon-Gustave Marois de Tolay dans son essai Brumes et murs humains, (et le lecteur comprendra que nous sommes personnellement enclins à la faire nôtre), il y a peu d'artistes qui correspondent à ce point à cet idéal que Jacques-André Cartage.
Cet artiste arrivé au sommet de son talent, a déjà un parcours émaillé de coups d'éclat. Occupant l'espace du pavillon français de la Biennale de Venise quatre-vingt-dix-huit de manière subtile et radieuse, il y laissa dans l'esprit des visiteurs un souvenir émerveillé. Sa rétrospective au Centre Georges Pompidou fut un succès critique et public inégalé, forçant la direction à élargir significativement les horaires d'accès à l'exposition pour satisfaire les foules venues du monde entier l'acclamer.
Mais pourtant la discrétion de sa personne est l'antithèse de l'éclatante vitalité de son travail artistique, explosif dès la première apparition, au point d'éclipser les autres artistes, aussi doués soient-ils, qui viendraient à être exposés dans les mêmes lieux que lui (erreur que plus un seul commissaire d'exposition ne commet, depuis les mémorables colères de Garouste et Soulages dont les oeuvres monumentales étaient réduites à néant face à l'évidence lumineuse des sculptures de Jacques-André Cartage) ; et tous les artistes qui ont fait un peu de chemin avec lui, ses co-résidents à la Villa Kujoyama, ses co-pensionnaires à la Villa Médicis, ses co-étudiants aux Beaux-Arts où, plus jeune admis de tous les temps, il transcendait les modèles établis et bouleversait ses professeurs, diront la même chose de lui.
Son talent s'impose sans créer de jalousie, intemporel et évident.
L'évidence l'a amené à ne travailler qu'un seul matériau, issu de la terre et du travail des hommes, pourrait-on dire, tellement c'est à une religion, à une vocation que l'on pense en le découvrant. Matériau fragile, sensible, périssable, image de la vie et de notre monde, qu'il taille et transforme petit à petit, au cours de séances dans son atelier prenant la forme de combats contre la matière, avec la matière, parfois durant plusieurs jours dénués de répit, laissant l'artiste épuisé, exangue, le sol jonché de débris et au milieu, trônant en sa pleine et propre lumière, un chef d'oeuvre ; car il ne peut s'agir que de cela.
Vigie de nos temps modernes dont il a cerné mieux que quiconque l'effritabilité et la péremption certaine, Jacques-André Cartage ne cesse de nous tourmenter, de nous surprendre, de nous rendre simplement plus humains.
15:47 Publié dans Art, culture et tout ça | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, jacques-andré cartage, villa médicis, art, par(t)mesan, si ditom était un collectionneur avisé (et riche), il en aurait plein, sculpture, économe
mercredi, 18 août 2010
Le grand match de l'été : pour pécho, mieux vaut être commerçant que blogueur ou blogueur que commerçant ?
C'est un fait, je suis homosexuel. Et, comme chacun sait, et Feu Dark Angel ne me contredirait pas, nous, les gays, la seule qui nous intéresse, c'est de tirer un coup ; et par protocole de savoir comment parvenir à la seule chose qui nous intéresse, à savoir tirer un coup.
Mais je suis aussi ouaiblogueur, puisque vous êtes en train de me lire, et je suis aussi commerçant, puisque vous êtes en train de déguster le plus fameux pesto du monde que l'on trouve dans ma boutique, en sirotant un verre de cet excellent Prosecco que l'on trouve dans ma boutique, avant de vous enfiler ces délicieux babas au rhum que vous avez trouvé vous savez où maintenant, tout en pensant à comment vous allez tirer un coup puisqu'il n'y a que ça qui vous intéresse.
Mais alors me direz-vous, non parce que vous êtes doué d'esprit, de curiosité ou d'intérêt, mais simplement parce qu'avant de lire cette note vous en avez lu le titre (ce qui revient à dire que vous êtes doué de logique, ou simplement que vous savez lire et c'est déjà pas mal) : pour tirer un coup, qu'est-ce que c'est qui est le plus efficace ? Et je sens que la réponse à cette question peut tout à fait décider de votre vie future*.
Et bien je dirai que pour tirer un coup avec un ouaiblogueur, tenez, par exemple, et totalement au hasard, Dark Angel, la boutique n'est pas franchement indispensable. Mais pour tirer un coup avec un client, le ouaiblogue s'avère tout à fait secondaire.
En revanche, il se peut bien qu'avoir une boutique facilite le contact avec le ouaiblogueur qui ne serait pas venu sans lire auparavant le ouaiblogue.
Ce qui me permet de conclure avec quelques règles d'éternelle vérité :
UN - pour tirer un coup avec un client, la boutique est indispensable mais le ouaiblogue n'a absolument aucun intérêt ;
DEUX - pour tirer un coup avec un ouaiblogueur, le ouaiblogue est quand même en grande partie recommandé, au moins pour le rencontrer, et la boutique, si elle peut s'avérer d'un appui non négligeable, n'est pas à proprement parler essentielle. J'ai même jamais rien fait dans ma cave, quelle misère.
Donc, je n'ai pas du tout répondu à la question, et je ne sais pas non plus ce que je vais faire à présent**.
* Encore faut-il que vous soyez gay, et ni commerçant ni ouaiblogueur, ni les deux à la fois ce qui réduit un peu la population, d'autant plus si vous songiez déjà avant de me lire à vous réorienter dans le commerce ou le ouaiblogue, deux activités bien éloignées, et néanmoins bien proches dans leur manque de lucrativité à court et moyen terme (pour le long terme, j'attendrai d'y parvenir pour me prononcer).
** J'avais écrit cette note avant mes vacances, dont je suis revenu, et en me relisant, je ne sais absolument pas ce que j'ai voulu dire dans cette conclusion, mais bon, je ne vais ni réfléchir ni changer quoique ce soit.
14:16 Publié dans C'est un peu long mais j'y peux rien, pintade power, Techniques Objectives de Drague | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, dark angel, commerce, blog, ditom aussi ne pense qu'à tirer un coup, il ne sait penser qu'à ça, il en fait le compte dans son moleskine rose
