vendredi, 27 février 2009

ça suffit, la coupe est pleine !

C'est parti. Il fallait bien que ça arrive, tout le monde attend ça de toute manière. Alors voilà, ne patientons pas plus.

J'engage donc mon lectorat à adopter la seule posture réellement éco-responsable : la coupe. Quelle plus belle alternative en effet à la prolifération des serviettes sous lesquelles nous mourrons tous un jour à force de les entasser dans nos poubelles qui débordent ! Il y a urgence merde* !

C'est génial ce machin, et ça ne dessèche rien du tout, contrairement à cette connasse de sphaigne et à son pouvoir absorbant. Et on peut faire du vélo, de la natation, du camping et même de l'aérobic, tout en portant cette petite coupe en silicone, qui élimine les fuites et les odeurs. Et puis ça a plein d'autres avantages, ça ne donne pas d'allergie, ça ne laisse rien traîner, suffit de la vider et de la rincer, ça dure des années alors imagine l'économie !

Bon une petite vidéo en anglais sous-titré pour comprendre comment ça fonctionne.


* Oui je ne suis pas poli mais là, il ya urgence. Durant notre existence, nous utilisons dix mille tampons ou serviettes ! Par personne !!!

mardi, 24 février 2009

Transition de ventouse

J'ai parlé de ventouses il y a quelques jours. J'hésitais beaucoup, mais dans les jours qui viennent je vais encore en parler. Et ce sera assez cru.

Pour le moment, je me contente de répéter la phrase du ouikinde que je n'ai pas entendue dans la file d'attente devant (enfin vraiment derrière au début) le Grand Palais :

Est-ce que quelqu'un veut évacuer son jus froid pour avoir du jus chaud ?*

Que ceci vous serve d'introduction, si l'on peut dire, à ce qui va suivre.

* Cette phrase aurait pu couronner de succès une tentative d'alliance arrangée - il n'en fut rien, elle n'évoquait donc rien de sexuel même s'il était question de moules.

vendredi, 20 février 2009

l'instant critique

J'ai un en-partie-nouveau métier. C'est à dire que je reste épicier, comme chacun le sait, comme tout le monde peut me voir dans mon échoppe Zazanapolifromkellerstreet.

Mais à cela s'ajoute charcutier (elle est bonne ma mortadelle !) et fromager (il est pas beau mon San Ste ?), et aussi finalement un petit peu restaurateur, puisque je propose de manger ma mortadelle et mon San Ste sur place.

Et le soir, il arrive un moment où je dois ranger, emballer, filmer. Et nettoyer, aussi, surtout.

L'instant critique, c'est qu'il ne faut pas que je décide trop tôt de faire tout ça, au risque que des clients se pointent pour que je leur tranche finement du Parme ou que je leur découpe du Gorgonzola. Car, commerçant aimable que je suis, je ne suis pas du genre à dire : ah ben non j'ai rangé faudra revenir demain.

l'instant critique 002.jpg

A l'attention des enfants : ne tentez pas de reproduire chez vous cette scène, car c'est bien dangereux. En surtout ça fait vraiment une tête de débile.

jeudi, 19 février 2009

Il n'y a pas de sot métier, certes, mais parfois des noms de métiers un peu sots*

Il n'y a pas très longtemps, je suis allé voir, accompagné de Monsieur et d'El Toto**, Le bal des actrices.

Ne partez pas en courant ! Je ne vais pas vous faire la critique d'un film prétentieux, égocentrique, caricatural et trop long.

En lisant le générique final***, nous nous sommes interrogés sur la fonction que décrivait le titre de ventouseur.

Et bien après quelques recherches****, je peux vous révéler que le ventouseur est le type qui garde les places pour les camions de matériel et de tournage dans les rues.

Traduction pour les gros beaufs qui ont une voiture : le ventouseur est l'enfoiré qui pose de la rubalise et des cônes de Lübeck sur les places de stationnement en bas de chez toi, et qui en plus vient se plaindre quand tu essaies de t'y garer quand même.

Demain, je pourrai vous parler de ma passion soudaine pour les SNLE, les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.

* C'est de moi. Si ! je vous assure. C'est tellement bien dit qu'on dirait du Roland Barthes mais non, c'est de moi.
** Et oui, moi aussi je connais personnellement des lecteurs de ouaiblogues qui n'ont pas personnellement de ouaiblogue.
*** Bah quoi ? Nous n'avons plus le droit d'être un petit peu obsessionnels à présent ?
**** J'aurais pu demander à des lectrices qui s'y connaissent en cinéma mais qui préfèrent me parler de lombriliculture, mais quand je cherche mon chemin, je fais pareil : je ne demande pas, je me perds mais je suis fier.

dimanche, 15 février 2009

ouf, dimanche quinze

La fête la plus spunky de l'année étant derrière nous, nous allons pouvoir faire des choses plus intéressantes.

Là, je n'ai aucune idée.

samedi, 14 février 2009

Partenaire particulier cherche partenaire particulière*

La Saint-Valentinvoilàduboudin, il semblerait bien que ça marche, vu les commentaires que j'ai eus sur ma note d'hier.

Alors pour ceux qui ne peuvent pas venir la voir**, (ceux qui ne veulent pas, je ne leur parle pas, hein, oh !) une petite photo en détail de ma belle vitrine de la Saint-Pétrin.

sv2 001.jpg

Oh et puis une autre.

sv2 004.jpg

Oh et puis j'ai oublié les ballons d'hier après les avoir bourrés d'air avec ma bouche.

sv3 002.jpg

Et voilà. Heureusement que demain tous les couples se remettront à se parler comme des poissonnières (moi je suis charcutière-fromagère-épicière maintenant mais ça n'est pas pareil).

* Titre que je n'ai jamais compris au demeurant (nicolas - rujemomi un petit peu nhnc - Recherche de l'Ultime JEu de MOt MInable un petit peu Nécessitant un Haut Niveau Culturel - je dis ça pour ceux qui auraient oublié ou qui me découvriraient au détour de l'Internet)
** A l'attention de M. Cre qui ne me lit probablement plus, je parle bien de ma vitrine.

vendredi, 13 février 2009

vendreditreizesamediquatorze

Peut être hier y suis-je allé un peu fort. Comme reprise, balancer le final du Gotterdammerung par Solti, comme ça, sans prévenir, j'ai compris la déstabilisation dans laquelle ont pu être remués certains - et ça s'est bien vu.

Alors revenons à des choses plus légères, comme la Saint-Valentin.

Pour la Saint-Crottin, j'ai dû gonfler des ballons en forme de coeur dans ma boutique. Ca m'a donné mal à la tête. Et les ballons, avant de les gonfler, ils sont comme ça :

sv 002.jpg

(riez)

Demain je vous montrerai peut être ce que j'ai fait comme vitrine de Saint-Purin.

jeudi, 12 février 2009

Zurück vom Ring !

Voilà ce qui m'a fait pleurer la dernière fois. Non, ce n'est pas une chanson de Vincent Delerm, ce n'est pas non plus la tétanie dans laquelle a été plongé ma boulangère en découvrant que demain sera vendredi treize.

C'est cette vidéo captée lors de l'enregistrement de la tétralogie de Wagner, en mille-neuf-cent-soixante-quatre, de la toute fin du Crépuscule des dieux, l'immolation de Brünnhilde (il y a évidemment un gros con qui parle mais bon - ne serait-ce la musique, on se croirait presque chez les neuneus de radio classique).

Je connais bien ce passage évidemment, mais je n'avais jamais vu d'images de ces sessions mythiques à plus d'un titre : Georg Solti dirige le Philharmonique de Vienne, la distribution est hallucinante (là, c'est Birgit Nilsson, totalement possédée), c'est la première intégrale de l'histoire de ces quatre opéras réunis en un cycle immense, et les prises sont longues, les scènes entières sans montage, et il y a une vraie recherche pour retrouver le son wagnérien, la spatialisation...

mercredi, 11 février 2009

la danseuse relevant son tutu*

Dimanche soir, à la Cinémathèque française, pour un film extrait de l'hommage à Michel Legrand.

Monsieur

Oh ben ils passent un été quarante-deux, je ne sais pas ce que c'est comme film.

Votre serviteur, sérieusement

C'est un film sur l'Abbé Pierre.

Monsieur

... Je pourrai l'utiliser contre toi celle-là ?

Trop tard !

* un petit peu nhnc - Nécessitant un Haut Niveau Culturel - bah oui je reprends tout de même les vieilles habitudes même si tout est nouveau ici.

mardi, 10 février 2009

Confiteor Deo omnipotenti

Je ne sais pas si j'ai déjà évoqué dans cette colonne Vincent Delerm.

Je le reconnais, j'ai eu une courte période tisane sur canapé en velours, quand j'étais jeune, quand je montais chez Evie au septième, qu'on parlait de Marguerite Duras en écoutant Vincent Delerm et Carla Bruni*.

Mais depuis, Vincent Delerm, il m'a gonflé (alors que Carla Bruni, je l'aime toujours autant).

Et hier soir, je reconnais devant mes frères, j'étais à la Cigale, je me suis infligé cinq heures de concert de Vincent Delerm. Oui, ça a duré cinq heures ! Les gens hurlaient à la fin, un triomphe.

Pourquoi ? On m'avait dit : tu verras, Vincent Delerm, sur scène, c'est quelque chose, il se moque de lui-même, ah vraiment on passe un bon moment, gnagnagna*.

Mais Vincent Delerm, il ne sait pas jouer du piano, les musiciens étaient passables, le son était nul, et tout est affecté, maniéré, télécommandé, en un mot, facile.

Je voulais finir cette note par : Je crois qu'on ne s'était pas autant ennuyé à Paris depuis le concert d'Yves Duteil à l'Olympia en quatre-vingt-quatre. Mais j'aurais eu l'impression d'écrire comme Vincent Delerm - c'est une impression troublante.

* D'ailleurs, là, j'ai l'impression d'écrire du Vincent Delerm - c'est une impression troublante.

Toutes les notes