dimanche, 02 novembre 2008

La France de tout en bas (deux)

J'étais à Lyon fin septembre pour la Biennale de Lyon*.

Entendu dans un restaurant tenu par deux mesdames, à une table remplie de gros homobeaufs qui parlaient très fort :

"j'ai fait le régime Weight Watchers - Et t'as perdu combien ? - Quinze mille euros"

Bon, j'étais à Lyon fin septembre, aussi pour la Biennale de Lyon...

* Oui, je vais à la Biennale de Lyon, ça vous dérange ?

mardi, 07 octobre 2008

mémoire d'images trois

Le plus catastrophique dégueulis architectural qu'il m'a été donné de contempler. La nausée, il n'y a que ça que l'on puisse ressentir parmi ces mosaïques abusant de dorure, ces voûtes où pas un centimètre carré n'est laissé sans sa fleur colorée sculptée sans finesse. Partout des sculptures en pierre, en marbre, sans finesse. Le Sacré Coeur de Montmartre passerait pour une église romane dépouillée à côté de ce style pompier poussé à l'extrême.

Et un tympan de la porte d'accès à l'escalier lourdaud qui descend à l'immense crypte traitée avec la même absence de raffinement, avec le même étalage de puissance financière : une poule couvant ses poussins, grossièrement sculptée, ridiculement grasse.

Lyon, Basilique Notre Dame de Fourvière, accès sud à la crypte.

samedi, 04 octobre 2008

mémoire d'images

Comme une andouille, j'ai oublié mon appareil photo dans le panier d'un vélocypèdelibapostrophe. Et évidemment, personne ne l'a ramené au commissariat. Il y avait toutes les photos de mes dernières vacances dedans, et ce sont elles que je regrette le plus.
Au moins je n'aurai pas la déception de voir les photos ratées.

Je vais donc plutôt que de vous montrer les photos de mes vacances, vous les décrire telles que le moment de leur exécution m'est resté en mémoire.

Répétition d'un spectacle en plein air qui devrait avoir lieu le soir et le lendemain. Les musiciens se calent, des percussions africaines, un violoncelle. Des danseurs allongés sur le sol sans ordre apparent. Les corps, à un moment donné qui n'a rien à voir avec la musique, se tendent, se soulèvent légèrement, tous ensemble, et retombent. Ils restent de nouveau immobiles avant de bouger un peu plus. Petit à petit, ces mouvements saccadés s'accordent à la musique qui les réveille. Debout, chacun adopte un mouvement différent, mais à plusieurs reprises, tous ensemble ils font le même déplacement en faisant glisser leur pieds comme un twist léger et ironique.

Lyon, belvédère dominant la montée de la Grande Côte (Croix Rousse), Biennale de danse deux mille huit.
Compagnie Théâtre du Mouvement, Claude Decaillot & Annie Legros.