vendredi, 20 février 2009
l'instant critique
J'ai un en-partie-nouveau métier. C'est à dire que je reste épicier, comme chacun le sait, comme tout le monde peut me voir dans mon échoppe Zazanapolifromkellerstreet.
Mais à cela s'ajoute charcutier (elle est bonne ma mortadelle !) et fromager (il est pas beau mon San Ste ?), et aussi finalement un petit peu restaurateur, puisque je propose de manger ma mortadelle et mon San Ste sur place.
Et le soir, il arrive un moment où je dois ranger, emballer, filmer. Et nettoyer, aussi, surtout.
L'instant critique, c'est qu'il ne faut pas que je décide trop tôt de faire tout ça, au risque que des clients se pointent pour que je leur tranche finement du Parme ou que je leur découpe du Gorgonzola. Car, commerçant aimable que je suis, je ne suis pas du genre à dire : ah ben non j'ai rangé faudra revenir demain.

A l'attention des enfants : ne tentez pas de reproduire chez vous cette scène, car c'est bien dangereux. En surtout ça fait vraiment une tête de débile.
20:56 Publié dans Et avec ça, ce sera tout ? | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : épicerie, charcuterie, fromagerie, italie, ditom aime bien la mortadelle bien fine, et le pesto évidemment
vendredi, 23 mars 2007
Vis ma vie
Afin d'expliquer d'une manière à la fois divertissante et pédagogique la raison pour laquelle vous ne me voyez plus trop ni par ici ni par chez vous, nous avons demandé à Pamela Anderson de venir vivre ma vie de SpicyNico, épicier de profession.
Lundi, huit heures. Nous avons donné rendez-vous à Pamela dans les sous-sols du Printemps Italie 2.
Lundi, dix heures, Pamela se pointe.
Pamela, en s'essuyant la bouche du revers de la main
Oh, sorry, je m'ai perdu dans les tunnels, and certains men ont voulu help me, alors je les ai dit merci avec le bouche.
Votre serviteur
Ouais, ben c'est pas grave, alors l'idée, c'est simple, hein, tu prends les pots, là, qui sont sur les étagères, et tu te les fourres dans des cartons qui sont là. Après tu fous les cartons sur les palettes qui sont un peu plus loin, tu te tapes le monte-charge et ensuite je t'expliquerai parce que t'as pas l'air de tout comprendre.
Pamela
Ooooooh ! It is so funny your life, I Love it !
Votre serviteur
Ouais, ben en attendant, tu te bouges la foufe et t'avances, ok ?
Nous retrouvons nos deux compères deux heures après. Pamela transpire beaucoup et s'est cassée un ongle, heureusement un vigile serviable l'a aidée entre deux palettes dans le local technique.
Pamela, rabaissant sa jupe
Ooooh, it'sn't funny now, I'm tired... Comment tu say en french ? je suis tirée ?
Votre serviteur
Ouais, c'est ça, maintenant on va bourrer la voiture.
Monte-charge, quai de livraison, palette qui se renverse, voiture remplie. C'est tout pour aujourd'hui.
12:00 Publié dans Et avec ça, ce sera tout ? | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, printemps, italie, pamela transpire et mouille beaucoup
mercredi, 10 janvier 2007
Je hais les soldes
Dans un magasin de fringues, les soldes, c'est pas compliqué : tout ce qui est moche, démodé, pas adapté à la saison, on te le balance à -50% et tu achètes en te disant que tu fais une affaire un truc que tu n'oseras pas mettre puisque de toute façon ça n'a jamais été ta taille.
Ok, j'ai une vision masculine des soldes, pour une lecture féminine, allez sur les blogs de nanas superficielles, il y en a partout.
Mais moi, je fais de la gastronomie italienne et j'ai aussi envie que les gens se bousculent chez moi et s'arrachent des paquets de pâtes en hurlant de manière hystérique qu'ils l'ont tous vu le premier.
Mais moi, je fais de la gastronomie italienne en écoutant de la musique classique, alors on voit rarement des scènes d'hystérie dans mon magasin. Alors je fais quand même des soldes.
Mais comme je m'y prends au dernier moment, je ne dors pas de la nuit, car je me demande ce que je vais faire : des produits achetés, des produits offerts, des moins dix, moins vingt ou moins trente pour cent ?
Ben voilà, les soldes, ça m'empêche juste de dormir. Après, j'écoute de la musique classique dans mon magasin, et mes clients me parlent gentiment, sans s'énerver, sans se disputer. D'ailleurs, ils s'énervent tellement pas chez moi qu'ils sont tous chez Isabel Marant.
Je hais les soldes.
15:00 Publié dans Et avec ça, ce sera tout ? | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, épicerie, italie, soldes, oui moi aussi je fais des soldes