jeudi, 13 janvier 2011
les macarons c'est comme le bowling
Mais quel titre mystérieux !
La première fois que je me suis rendu dans un bowling*, la première fois que j'ai chaussé les jolies chaussures colorées portées précédemment par des milliers de gens, la première fois que je me suis séché les doigts dans le petit air chaud diffusé, la première fois que j'ai pris la grosse boule, la première fois que je me suis approché du parquet, la première fois que j'ai lancé la grosse boule, j'ai fait un strike**.
Bah les macarons c'est la même chose.
Lundi, premier essai
- Oh mais ça ressemble à un macaron Ladurée !
Mercredi, deuxième essai
- Oh mais ça ressemble à un macaron Ladiarrhée !
* Le lieu où l'on pratique cette activité physique, pas le Claude qui ne s'écrit pas pareil.
** Un strike, pour les néophytes ou ceux qui n'ont pas eu d'expérience de vie hétérosexuelle***, c'est de faire tomber toutes les quiquilles avec un seul lancer.
*** C'est à peu près la même chose dans ce domaine
13:09 Publié dans Cooking with spicy, Top tendance new branchitude ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : macaron, cuisine, ladurée, bah non ça n'a pas duré, gay, homosexualité
mercredi, 05 janvier 2011
Grand concours de la Noël deux mille dix : un nouveau participant !
Ici, ça devient proprement incontrôlable tellement les participants se pressent pour nous envoyer des témoignages de leur cadeau de Noël le plus pourri. Un rapport interne vient même de conclure que ce concours n'aurait jamais dû commencer.
Aujourd'hui, Chickenbaby nous propose un magnifique cadeau offert, preuve sublime de mauvais goût, avec le prix.
Gagnera-t-il ? Gagnera-t-il pas ?
13:45 | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, noël, 2010, bidochons, chaussettes, quatre euros c'est pas chir !
mercredi, 29 décembre 2010
J'ai pas gagné ?
Devant l'engouement indescriptible* suscité par mon exceptionnel concours du cadeau le plus immonde de la Noël deux mille dix, concours lui-même copié sur un autre concours du cadeau le plus laid**, je ne peux que prendre les devants et vous montrer ce qui me vaut le secret espoir de gagner cette année.
De toute façon c'est pas compliqué de gagner, il y a deux participants qui ont tous les deux organisé leur propre concours, un peu comme en Côte d'Ivoire, et je suis l'un des deux. Et c'est vraiment bête, parce qu'avec ça***, je pouvais être sûr de gagner même avec plusieurs centaines de participants****.
* Vous savez, ce qui suit souvent "engouement", c'est indescriptible, engouement indescriptible, bah voilà, nous venons de le décrire, c'est bien qu'il n'y a pas d'engouement.
** Parce que c'est bien fini le temps où j'avais des idées.
*** Il s'agit d'une assiette en verre embellie, transcendée même, grâce à la technique du serviettage*****.
**** Parce que c'est bien fini le temps où j'avais des centaines de lecteurs.
***** Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu'est la technique du serviettage, voilà une vidéo très instructive et pédagogique dans laquelle Rachida Dati qui s'emmerde à présent prodigieusement dans la vie vous explique tout.
Le collage de serviettes (1)
envoyé par Femme2decoTV. - Regardez plus de courts métrages.
jeudi, 18 novembre 2010
le retour aux fon-da-men-taux*
Bah oui, j'ai décidé de revenir à mes fondamentaux : mon premier emploi était équipier de vente chez Carrefouf. A l'époque on ne disait pas que le positif est de retour, on disait qu'avec Carrefouf je positive.
Bah voilà, moi aussi, je positive. Houuuu !
Oui ma boutique est trop petite, je suis tout encombré.
Oui j'ai beaucoup de travail, dès que j'accomplis une tâche de ma liste de choses à faire, trois s'y ajoutent.
Oui Chickenbaby repart aujourd'hui.
Oui, sur Fip ils passent du Barbara et plein de musique du monde.
Oui il fait froid et j'ai des souris dans mon jardin d'hiver.
Oui mes journées sont de plus en plus longues, je ne peux plus y caser une minute pour moi.
Oui je fais tout très rapidement et je ne profite pas librement de mon temps.
Oui mon nouveau secrétaire d'Etat de tutelle est Frédéric Lefèbvre.
Mais je positive, je travaille beaucoup et c'est super, je vais donc arrêter de me plaindre et d'être désagréable.
Oui, en allant à vélo chez Métro ce matin acheter un carton de vingt-quatre bouteilles de bière, j'ai déraillé.
Oui en arrivant de Métro ce matin je me suis rendu compte qu'une bouteille avait fui dans mon sac à main qui est tout mouillé.
Mais ça ne changera rien à ma résolution : je po-si-ti-ve ! Youpi !
* Non je ne vais pas parler de rugby**.
** Je ne sais pas pourquoi dans les commentaires de rugby des matches que je regardais familialement dans ma jeunesse, ils disaient tout le temps qu'il fallait revenir aux fondamentaux, alors ce mot est définitivement associé dans ma tête au rugby, c'est comme ça.
12:26 Publié dans C'est un peu long mais j'y peux rien, Et avec ça, ce sera tout ?, La vérité telle qu'en elle même, Top tendance new branchitude ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, carrefour, fouffe, positivisme appliqué à la grande consommation, même le reggae sur fip ne me fait pas négativiser, et pourtant ils en passent, fip, musique, bof
samedi, 06 novembre 2010
le mystère de l'hétérosexualité enfin percé
Oui, j'ai fait une expérience troublante. Alors que depuis des générations l'hétérosexualité* est parfaitement incompréhensible, ma copine Toufette** est venue à la boutique aujourd'hui avec ce qu'il est convenu d'appeler son "petit ami"***.
Pendant tout le temps de leur présence, je m'interrogeai, comme à l'habitude, sur ce qui pouvait bien attirer Toufette chez un hétérosexuel, quel qu'il soit, incarné à ce moment précis par ce qu'il est convenu d'appeler son "petit ami"****.
Et à un moment, tout s'est éclairé.
Il m'a parlé de (et je cite de mémoire) l'algorythme gougueule et de sa supériorité qui lui semblait incontestable.
Ouahou.
Là j'ai compris pourquoi des personnes à peu près censées (comme Toufettes - quoique) pouvaient être amoureuses d'hétérosexuels.
* Il n'y a pas de faute d'orthographe dans ce mot, que l'on devrait donc prononcer "étérozeqssualité".
** Le prénom a été volontairement (et certains diraient grossièrement) changé.
*** Imaginez que je fasse le geste des guillemets avec les doigts.
**** Non, là je ne l'aurais pas fait, je n'aime pas répéter mes effets.
19:13 Publié dans La vérité telle qu'en elle même, Techniques Objectives de Drague, Top tendance new branchitude ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, hétérosexualité, prononciation, le rythme des algues, google, boogle, boogie woogie, le quoi ?, oui ça tout le monde ne peut pas comprendre
mardi, 26 octobre 2010
something evil's lurking in the dark
Me faire une coupure au doigt me fait furieusement ressembler - et de manière troublante - avec Mickaël Jackson...
Suite à cette photographie, et selon les règles d'hygiène les plus strictes qui sont appliquées dans mon établissement, le gant a été remplacé, et il est à présent mis en vente aux enchères.
Suite à la rédaction de cette note, et après réflexion, je me demande plutôt si je ne ressemble pas au docteur Delajoux.
18:33 Publié dans C'est un peu long mais j'y peux rien, Et avec ça, ce sera tout ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, dr delajoux, mickaël jackson, thriller, je cite des paroles de thriller, je suis vraiment trop trop fort, sauf avec un couteau
samedi, 16 octobre 2010
imaginatif vendeur meneur
Ce type est mon modèle. Il est beau, il est attirant, il met tout le monde dans sa poche avec juste un clin d'oeil, tout le monde l'aime.
Et puis il a un beau costume qui tombe bien, il marche dans les couloirs comme un homme, un vrai, il a un col demi-italien et une cravate bien choisie bien nouée. Il a de beaux cheveux agréablement peignés.
Il est à l'aise avec tout le monde, il ne se pose pas de question parce qu'il sait qu'il a raison.
Il n'en a rien à faire de boire dans un gobelet en plastique parce qu'il est au dessus de ça. C'est vraiment mon modèle.
16:09 Publié dans La vérité telle qu'en elle même, pintade power, Top tendance new branchitude ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bernard tapie, gay, homosexualité, jean louis borloo, gobelet en plastique, institut supérieur des affaires, il y a un camion qui gêne, je ne pourrai être à l'heure
samedi, 02 octobre 2010
Moi je regarde dans le dico avant de parler
Le Littré dit la chose suivante :
Demeuré (nom masculin singulier) : personne peu intelligente, stupide.
Maintenant que je connais le mot et sa définition, je peux l'employer à dessein et dire que le groupe Sexion d'Assaut, c'est vraiment rien qu'une bande de demeurés.
17:43 Publié dans Art, culture et tout ça | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexion d'assaut, demeuré, homophobie, gay, homosexualité, ah non mais ça fait du bien hein
mercredi, 29 septembre 2010
Parfois je reçois des mails qui font peur...
Vous souvenez-vous qu'il m'arrive de recevoir des mails à connotation publicitaire étranges ?
Ca n'était rien à côté de ce que je viens d'avoir dans ma boîte mail...
Maintenant, j'ai peur et je ne dors plus la nuit.
14:39 Publié dans Art, culture et tout ça, pintade power, Top tendance new branchitude ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, daniel guichard, palais des sports, concert, musique, mon vieux, mon dieu...
samedi, 11 septembre 2010
Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses piranhas antérieurs
Bon alors comme personne n’a compris l'intrigue du film qui a obtenu la Palme d’or à Cannes, je vais tenter une exégèse qui vous sera fort utile pour vos dîners en ville (ou à la campagne c’est selon).
Au début, t’as une grosse vache qui effectue un contrôle policier sur des pique-niqueurs fort tranquilles qui fument du hakik en fumant de la maricouchetoila avec tes gros nichons. Sauf que la grosse vache elle est pas commode alors elle détache ses liens et elle va se balader dans la pénombre parce que c’est le crépuscule ou plutôt l’aube du grand jour où tous les jeunes ils vont venir faire la fête autour de la mare du petit village pour célébrer comme il se doit la fin de la récolte du miel des tamariniers et des opérations de grossissement des nichons.
Bon, ça c’est le préambule qui s’achève par le regard rouge de la grosse vache qui passe des menottes à un djeune qui n’avait rien fait d’autre que de la draguer et de vouloir la ramener chez lui parce qu’après tout elle n’avait pas à se barrer et qu’elle a de gros nichons. Le tout sous le regard rouge aussi de son grand singe de fiston.
Bon alors le fiston, justement, il a des problèmes. Parce que c’est la réunion de tous les djeunes du coin qui commence avec force gros nichons, et malgré son appareil photo et son approche paternelle de l’art de la photographie, il n’est pas parvenu à photographier la poitrine opulente d’une actrice porno fantôme, vous savez, celle des contes de notre enfance, qui commencent par « il était une fois une actrice porno fantôme à gros nichons qui se frottait la fouffe sous l’eau… ».
Mais heureusement, sa petite sœur apparaît alors qu’elle est morte il y a quand même dix-neuf ans (mais elle n’a pas changé, elle a un trombone à la main c’est dire), et un autre gars qui a les yeux rouges apparaît et lui dit de le suivre pour s’en payer une bonne tranche.
Bon ce que j’ai oublié de dire mais ça n’a qu’un intérêt limité dans l’histoire, c’est qu’il y a eu un tremblement de terre avant tout ça et que donc il a dû se passer quelque chose.
Bah tu crois pas si bien dire, c’est pile à ce moment que la grosse vache à gros nibards du début se fait surprendre dans la flotte par un pied-bot et elle l’a un peu mauvaise. Ni une ni deux nichons, elle décide d’aller inspecter elle-même la faille terrible qui s’est ouverte et de goûter voir oui oui oui le miel des ruches s'il est bon s'il est agréable, ou pas. Sauf que paf, ses nouveaux potes qui ont débarqué se font bouffer par des piranhas affamés, mais genre t’as jamais vu un piranha affamé comme ça, peut être que son Géant Casino était fermé pour rénovation ou je sais pas quoi. Je me permets d’abuser de snobisme et de noter une certaine incohérence dans le film à ce moment là, une fois la faille elle est pleine d’eau, une fois c’est juste un gros gouffre dont essaie de s’extraire à mains nues un type en jeans. C’est pas très clair quoi.
Bon alors là il y a quelques explications autour de la dialyse, c’est un peu compliqué et scientifique à base de préhistoire et de faux cils, alors permettez que je passe dessus.
Mais c’est pendant ce temps que la revenante de tout à l’heure disparaît dans la jungle sur une île à l’écart, que le fils de la grosse vache à gros nichons s’éclate les yeux rouges à mater des nibards en trois dimensions en léchant des nombrils de moines bouddhistes, et que tout le monde se réunit dans une même salle avec des guirlandes électriques super colorées et un concours de tee-shirts mouillés. Vous comprenez que nous sommes là au cœur de l’intrigue, dans l’utérus de la mère à gros nichons du héros ou dans le nombril de l’héroïne à gros nibards c’est à peu près pareil.
Et là c’est la catastrooooophe ! Moi j’ai hurlé sur mon siège qu’on y court à la catastrophe mais rien n’y fait. On y court, enfin on y plonge. Bref, ils font tous un karaoké géant, avec les nichons, les pied-bot, dans une grotte au fond de laquelle il y a de l’eau avec les fameux piranhas et ça commence à pisser de partout, la dialyse, les nichons, le sang, ça se découpe en morceaux au dessous des nichons qui se font frotter dans l’eau par un bateau rempli de djeunes trop cons mais à qui on ne peut pas reprocher de ne pas aimer les gros nichons, les moines se douchent, le bateau et les nichons explosent, des nanas à gros nichons se font prendre les cheveux dans des hélices de ventilateurs et ouf ! les gentils sont sauvés mais certains morts ne sont pas si méchants tout de même.
Finalement, c’est pas compliqué de savoir pourquoi ce film a eu la palme d’or à Cannes : il y a autant de nichons sur l’écran que sur la Croisette, faut croire que ça a influencé le jury.
14:10 Publié dans Art, culture et tout ça, pintade power | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oncle nonmee, piranha trois dés, gay, homosexualité, cinéma, mkdeux, ditom aussi sait faire le grand écart, sans les mains
vendredi, 10 septembre 2010
moi je vous donne le la
Je vais très bientôt faire un tour à Lyon pour la Biennale de la danse, et pour voir ma copine Vania Ultra. Mais dès le douze septembre, ceux qui seront sur place pourront danser dans la rue, en clôture du Défilé inaugural de cette biennale... Moi ça me fait bien rigoler !
Il s'agit d'une chorégraphie toute simple pour que tout le monde puisse danser, inventée par Annick Charlot, Abou Lagraa, Mourad Merzouki et Denis Plassard. Et ça donne...
Tarentelle
envoyé par Biennaledeladanse. - Découvrez plus de vidéos créatives.
Et puis voilà.
17:07 Publié dans Art, culture et tout ça | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : biennale de la danse, défilé, lyon, gay, homosexualité, ditom va plutôt prendre des cours de danse, plutôt que de théâtre, il en a bie besoin
mercredi, 01 septembre 2010
EX-CLU-SIF ! Chickenbaby en vacances avec des stars ! LES PHOTOS !
Ca fait un bon moment que je le soupçonnais de nous cacher des choses.
Et bien preuve en est faite ! Chickenbaby aime pratiquer les jeux nautiques avec ses amis, et parmi eux, Adam Sandler, le génial comédien américain !
Non mais regardez-les* moi s'amuser comme des fous au complexe thermo-ludique de Casteljaloux** !
Bon, c'est pas tout, mais pendant ce temps, le PADC (Pense A Des Chatons) dégénère sur les trottoirs de Berlin en PADPDC (Pense A Des Partouzes De Chatons)***...
* Pour ceux qui ne connaîtraient pas Chickenbaby en vrai ou en photo, cette note est basée sur une prétendue ressemblance vague, entrenue par le fait que je ne suis absolument pas physionomiste. On pourrait être tenté de dire que, selon moi, tout barbu ressemble à Chickenbaby - mais on ne le dit pas parce que quand même il y a des limites.
** Il y a deux ans, ça s'appelait encore Complexe Thermoludique de Casteljaloux, mais maintenant visiblement ils ont envie de se la péter, et ils se nomment Thermes de Casteljaloux, avec de la musique lounge sur le site et un barbu (encore un) avec des cheveux blancs qui vous accueille, pour vous mettre en confiance. Ah et puis il y a aussi ça comme site mais ça donne moins envie...
*** Oui ce sont des abattants de ouataires... D'ailleurs ça me fait penser qu'il faut que j'en achète un, je viens de casser le mien.
18:47 Publié dans CDP (Comité de Défense du Poil), pintade power, The official pushy pushy tour, Top tendance new branchitude ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, adam sandler, copains pour toujours, chickenbaby, padc, berlin, casteljaloux, pour une fois je ne vais pas parler de ditom dans les tags
mardi, 24 août 2010
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs
Alors, Berlin ? Qu'y avez-vous fait ?
Ben on a bu de la bière et on a dormi.
12:20 Publié dans La minute bigard, pintade power, The official pushy pushy tour | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, berlin, bière, nichons, nibards, ditom aussi ressemblera à ça
samedi, 21 août 2010
Planète déesse*
Vue d'en dessous, Salt, on se demande effectivement qui ça peut bien être.
* J'aime bien ce jeu de mot, même si je doute qu'il soit compris d'une certaine catégorie de mon lectorat.
jeudi, 19 août 2010
"Un artiste est une vigie aphone, qui voit le monde de demain venir, fait des gestes pour nous prévenir, mais que nous oublions de regarder ou refusons de comprendre"
Si nous faisons nôtre cette définition de l'artiste, formulée par Léon-Gustave Marois de Tolay dans son essai Brumes et murs humains, (et le lecteur comprendra que nous sommes personnellement enclins à la faire nôtre), il y a peu d'artistes qui correspondent à ce point à cet idéal que Jacques-André Cartage.
Cet artiste arrivé au sommet de son talent, a déjà un parcours émaillé de coups d'éclat. Occupant l'espace du pavillon français de la Biennale de Venise quatre-vingt-dix-huit de manière subtile et radieuse, il y laissa dans l'esprit des visiteurs un souvenir émerveillé. Sa rétrospective au Centre Georges Pompidou fut un succès critique et public inégalé, forçant la direction à élargir significativement les horaires d'accès à l'exposition pour satisfaire les foules venues du monde entier l'acclamer.
Mais pourtant la discrétion de sa personne est l'antithèse de l'éclatante vitalité de son travail artistique, explosif dès la première apparition, au point d'éclipser les autres artistes, aussi doués soient-ils, qui viendraient à être exposés dans les mêmes lieux que lui (erreur que plus un seul commissaire d'exposition ne commet, depuis les mémorables colères de Garouste et Soulages dont les oeuvres monumentales étaient réduites à néant face à l'évidence lumineuse des sculptures de Jacques-André Cartage) ; et tous les artistes qui ont fait un peu de chemin avec lui, ses co-résidents à la Villa Kujoyama, ses co-pensionnaires à la Villa Médicis, ses co-étudiants aux Beaux-Arts où, plus jeune admis de tous les temps, il transcendait les modèles établis et bouleversait ses professeurs, diront la même chose de lui.
Son talent s'impose sans créer de jalousie, intemporel et évident.
L'évidence l'a amené à ne travailler qu'un seul matériau, issu de la terre et du travail des hommes, pourrait-on dire, tellement c'est à une religion, à une vocation que l'on pense en le découvrant. Matériau fragile, sensible, périssable, image de la vie et de notre monde, qu'il taille et transforme petit à petit, au cours de séances dans son atelier prenant la forme de combats contre la matière, avec la matière, parfois durant plusieurs jours dénués de répit, laissant l'artiste épuisé, exangue, le sol jonché de débris et au milieu, trônant en sa pleine et propre lumière, un chef d'oeuvre ; car il ne peut s'agir que de cela.
Vigie de nos temps modernes dont il a cerné mieux que quiconque l'effritabilité et la péremption certaine, Jacques-André Cartage ne cesse de nous tourmenter, de nous surprendre, de nous rendre simplement plus humains.
15:47 Publié dans Art, culture et tout ça | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, jacques-andré cartage, villa médicis, art, par(t)mesan, si ditom était un collectionneur avisé (et riche), il en aurait plein, sculpture, économe
