samedi, 11 septembre 2010

Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses piranhas antérieurs

Bon alors comme personne n’a compris l'intrigue du film qui a obtenu la Palme d’or à Cannes, je vais tenter une exégèse qui vous sera fort utile pour vos dîners en ville (ou à la campagne c’est selon).

Au début, t’as une grosse vache qui effectue un contrôle policier sur des pique-niqueurs fort tranquilles qui fument du hakik en fumant de la maricouchetoila avec tes gros nichons. Sauf que la grosse vache elle est pas commode alors elle détache ses liens et elle va se balader dans la pénombre parce que c’est le crépuscule ou plutôt l’aube du grand jour où tous les jeunes ils vont venir faire la fête autour de la mare du petit village pour célébrer comme il se doit la fin de la récolte du miel des tamariniers et des opérations de grossissement des nichons.
Bon, ça c’est le préambule qui s’achève par le regard rouge de la grosse vache qui passe des menottes à un djeune qui n’avait rien fait d’autre que de la draguer et de vouloir la ramener chez lui parce qu’après tout elle n’avait pas à se barrer et qu’elle a de gros nichons. Le tout sous le regard rouge aussi de son grand singe de fiston.

Bon alors le fiston, justement, il a des problèmes. Parce que c’est la réunion de tous les djeunes du coin qui commence avec force gros nichons, et malgré son appareil photo et son approche paternelle de l’art de la photographie, il n’est pas parvenu à photographier la poitrine opulente d’une actrice porno fantôme, vous savez, celle des contes de notre enfance, qui commencent par « il était une fois une actrice porno fantôme à gros nichons qui se frottait la fouffe sous l’eau… ».
Mais heureusement, sa petite sœur apparaît alors qu’elle est morte il y a quand même dix-neuf ans (mais elle n’a pas changé, elle a un trombone à la main c’est dire), et un autre gars qui a les yeux rouges apparaît et lui dit de le suivre pour s’en payer une bonne tranche.

Bon ce que j’ai oublié de dire mais ça n’a qu’un intérêt limité dans l’histoire, c’est qu’il y a eu un tremblement de terre avant tout ça et que donc il a dû se passer quelque chose.

Bah tu crois pas si bien dire, c’est pile à ce moment que la grosse vache à gros nibards du début se fait surprendre dans la flotte par un pied-bot et elle l’a un peu mauvaise. Ni une ni deux nichons, elle décide d’aller inspecter elle-même la faille terrible qui s’est ouverte et de goûter voir oui oui oui le miel des ruches s'il est bon s'il est agréable, ou pas. Sauf que paf, ses nouveaux potes qui ont débarqué se font bouffer par des piranhas affamés, mais genre t’as jamais vu un piranha affamé comme ça, peut être que son Géant Casino était fermé pour rénovation ou je sais pas quoi. Je me permets d’abuser de snobisme et de noter une certaine incohérence dans le film à ce moment là, une fois la faille elle est pleine d’eau, une fois c’est juste un gros gouffre dont essaie de s’extraire à mains nues un type en jeans. C’est pas très clair quoi.

Bon alors là il y a quelques explications autour de la dialyse, c’est un peu compliqué et scientifique à base de préhistoire et de faux cils, alors permettez que je passe dessus.

Mais c’est pendant ce temps que la revenante de tout à l’heure disparaît dans la jungle sur une île à l’écart, que le fils de la grosse vache à gros nichons s’éclate les yeux rouges à mater des nibards en trois dimensions en léchant des nombrils de moines bouddhistes, et que tout le monde se réunit dans une même salle avec des guirlandes électriques super colorées et un concours de tee-shirts mouillés. Vous comprenez que nous sommes là au cœur de l’intrigue, dans l’utérus de la mère à gros nichons du héros ou dans le nombril de l’héroïne à gros nibards c’est à peu près pareil.

Et là c’est la catastrooooophe ! Moi j’ai hurlé sur mon siège qu’on y court à la catastrophe mais rien n’y fait. On y court, enfin on y plonge. Bref, ils font tous un karaoké géant, avec les nichons, les pied-bot, dans une grotte au fond de laquelle il y a de l’eau avec les fameux piranhas et ça commence à pisser de partout, la dialyse, les nichons, le sang, ça se découpe en morceaux au dessous des nichons qui se font frotter dans l’eau par un bateau rempli de djeunes trop cons mais à qui on ne peut pas reprocher de ne pas aimer les gros nichons, les moines se douchent, le bateau et les nichons explosent, des nanas à gros nichons se font prendre les cheveux dans des hélices de ventilateurs et ouf ! les gentils sont sauvés mais certains morts ne sont pas si méchants tout de même.

Finalement, c’est pas compliqué de savoir pourquoi ce film a eu la palme d’or à Cannes : il y a autant de nichons sur l’écran que sur la Croisette, faut croire que ça a influencé le jury.

samedi, 21 août 2010

Planète déesse*

Vue d'en dessous, Salt, on se demande effectivement qui ça peut bien être.

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* J'aime bien ce jeu de mot, même si je doute qu'il soit compris d'une certaine catégorie de mon lectorat.

mardi, 13 avril 2010

Moi aussi je suis Frédéric Mitterand

Sa beauté éternelle intemporelle marqua à jamais des générations d'adolescents, Eleanor Parker est oubliée et pourtant, pourtant, comment avons-nous pu collectivement omettre de nos esprits l'incarnation définitive du handicap feint, de la femme fidèle et torturée, Zosh Machine, dans the man with the golden arm de Preminger ?

Dès sa naissance en mille-neuf-cent-vingt-deux, ses parents ont su déceler chez elle l'extravagance du talent, la prégnance du génie, la beauté d'une chevelure dans laquelle on aimerait se noyer, la clarté d'un regard animé par une passion flamboyante, irrésolue, absolue. Elle a été, elle est encore, elle sera à jamais une de ces femmes que l'on croise une fois et qu'on n'oubliera jamais ; car elle est celle qui vous fait rendre infidèle juste par la pensée, elle est celle qui illumine le noir et blanc de la pellicule pour en transcender les clair-obscurs, leur rendant une profondeur inimaginable, transformant les ombres en goufres de désirs, en écrins à sa beauté irradiante et brûlante pour toujours.

Oui, à elle seule, dans un seul film, elle défrayait la chronique et changeait le cours de l'histoire cinématographique, mais aussi notre regard sur le monde, la femme, et même l'humanité. Elle reléguait Franck Sinatra au rôle de sous-fifre que la médiocrité de sa performance d'acteur ne lui aurait pas jamais fait espérer. Elle réussit même à faire ignorer la poitrine obusienne de Kim Novak, pour la seule fois de sa vie éclipsée par le talent, la beauté de la femme, une, définitive, radieuse, l'astre parmi les nuées, l'encens noyé dans l'éther, non pas étoile mais ciel pur dans son essence.

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jeudi, 13 décembre 2007

(Elles) Pont*

J'aime faire des ponts entre mes vies présente et passée.

Hier matin, dans ma boutique, pour plein de raisons, j'avais envie d'écouter la Messe en si, de Bach. Un de mes clients habitués s'est mis à chantonner le Kyrie. Voir cet acteur célébrissime** chantonner en choisissant ses pâtes, m'a plongé quelques années auparavant.

Deux mille deux. Je suis, entre autres activités, le chauffeur de la soprano Donna Brown et de la basse Denis Sedov qui vont chanter le Requiem de Mozart à la Basilique de Saint-Denis. Ils sont assis derrière moi, et quand je conduis, j'écoute Radio Classique***. Ils écoutaient avec gourmandise Cecilia Bartoli de l'époque Vivaldi, et lors du dernier trajet, après le concert, me demandent de mettre plutôt du jazz. Et se mettent tous les deux à improviser quelques notes sur ce qu'ils entendent. Un petit moment de musique rien que pour moi.

Voilà, c'est tout.

* Ah ! Ca faisait longtemps que je n'avais pas mis un titre NHNC, hein ?
** Non, pas la peine de me poser la question, je respecte l'anonymat de mes clients. Ou alors il faudra être très persuasif, je rappelle que je suis corruptible. 
*** Qui était à cette époque encore une station fréquentable, pas le moulin à standards prédécoupés présentés avec un enthousiasme sirupeux qu'elle est devenue.

dimanche, 17 décembre 2006

Introducing Madame Wonderbra

Madame Wonderbra, elle est sympa. Elle vient m'aider à la boutique de temps en temps. Elle va tout le temps au cinéma, c'est une vraie cinéphile, elle connaît tout, elle a tout vu.

Hier, elle a voulu aller voir Arthur et les minimoys, je crois que ça s'appelle le film. Mais à la trentième seconde elle s'est rendu compte que c'était la version française du film, et ça, quand on est cinéphile comme elle, Mylène ou pas Mylène, ça va pas le faire longtemps, elle veut du Madonna et du Mia Farrow.

Elle retourne à la caisse et proteste de n'avoir été prévenue que ça n'était pas la version originale.

Et la caissière de lui répondre : mais si enfin, c'est la version originale, le français, c'est un film français puisque c'est de Luc Besson !

mardi, 03 octobre 2006

sosie

Dans mon immeuble, il y a un type qui est le sosie de Dennis Hopper, l'acteur.

Et il fait la gueule tout le temps. Sa femme aussi. Le chien aussi. Son fils aussi. D'ailleurs, son fils je me le ferais bien.

En cherchant sur Boogle des photos de Dennis Hopper le vrai, j'en ai trouvées où il souriait.

Être un sosie demande donc beaucoup d'efforts et d'adaptabilité. Pas de chance, le seul que je connaisse est mauvais.