vendredi, 20 février 2009

l'instant critique

J'ai un en-partie-nouveau métier. C'est à dire que je reste épicier, comme chacun le sait, comme tout le monde peut me voir dans mon échoppe Zazanapolifromkellerstreet.

Mais à cela s'ajoute charcutier (elle est bonne ma mortadelle !) et fromager (il est pas beau mon San Ste ?), et aussi finalement un petit peu restaurateur, puisque je propose de manger ma mortadelle et mon San Ste sur place.

Et le soir, il arrive un moment où je dois ranger, emballer, filmer. Et nettoyer, aussi, surtout.

L'instant critique, c'est qu'il ne faut pas que je décide trop tôt de faire tout ça, au risque que des clients se pointent pour que je leur tranche finement du Parme ou que je leur découpe du Gorgonzola. Car, commerçant aimable que je suis, je ne suis pas du genre à dire : ah ben non j'ai rangé faudra revenir demain.

l'instant critique 002.jpg

A l'attention des enfants : ne tentez pas de reproduire chez vous cette scène, car c'est bien dangereux. En surtout ça fait vraiment une tête de débile.

vendredi, 28 septembre 2007

Entre midi et deux, chien et loup

La cliente

C'est pas pratique vos jours d'ouverture, vous êtes ouverts seulement le mercredi et le samedi ?

Votre serviteur

Ben non, je suis ouvert du mercredi au samedi.

La cliente

Ah bon ? Mais sur vos horaires, là, sur la porte, regardez, il y a indiqué : "mercredi - samedi".

Votre serviteur

Et en dessous, il y a marqué "11h - 21h", ça veut peut-être dire que je suis ouvert seulement à onze heures puis à vingt-et-une heure ?

 

mercredi, 10 janvier 2007

Je hais les soldes

Dans un magasin de fringues, les soldes, c'est pas compliqué : tout ce qui est moche, démodé, pas adapté à la saison, on te le balance à -50% et tu achètes en te disant que tu fais une affaire un truc que tu n'oseras pas mettre puisque de toute façon ça n'a jamais été ta taille.
Ok, j'ai une vision masculine des soldes, pour une lecture féminine, allez sur les blogs de nanas superficielles, il y en a partout.

Mais moi, je fais de la gastronomie italienne et j'ai aussi envie que les gens se bousculent chez moi et s'arrachent des paquets de pâtes en hurlant de manière hystérique qu'ils l'ont tous vu le premier.
Mais moi, je fais de la gastronomie italienne en écoutant de la musique classique, alors on voit rarement des scènes d'hystérie dans mon magasin. Alors je fais quand même des soldes.

Mais comme je m'y prends au dernier moment, je ne dors pas de la nuit, car je me demande ce que je vais faire : des produits achetés, des produits offerts, des moins dix, moins vingt ou moins trente pour cent ?

Ben voilà, les soldes, ça m'empêche juste de dormir. Après, j'écoute de la musique classique dans mon magasin, et mes clients me parlent gentiment, sans s'énerver, sans se disputer. D'ailleurs, ils s'énervent tellement pas chez moi qu'ils sont tous chez Isabel Marant.

Je hais les soldes.