jeudi, 10 septembre 2009

Clair de lune

Clair de Lune.jpg

La musique est ici...

jeudi, 12 février 2009

Zurück vom Ring !

Voilà ce qui m'a fait pleurer la dernière fois. Non, ce n'est pas une chanson de Vincent Delerm, ce n'est pas non plus la tétanie dans laquelle a été plongé ma boulangère en découvrant que demain sera vendredi treize.

C'est cette vidéo captée lors de l'enregistrement de la tétralogie de Wagner, en mille-neuf-cent-soixante-quatre, de la toute fin du Crépuscule des dieux, l'immolation de Brünnhilde (il y a évidemment un gros con qui parle mais bon - ne serait-ce la musique, on se croirait presque chez les neuneus de radio classique).

Je connais bien ce passage évidemment, mais je n'avais jamais vu d'images de ces sessions mythiques à plus d'un titre : Georg Solti dirige le Philharmonique de Vienne, la distribution est hallucinante (là, c'est Birgit Nilsson, totalement possédée), c'est la première intégrale de l'histoire de ces quatre opéras réunis en un cycle immense, et les prises sont longues, les scènes entières sans montage, et il y a une vraie recherche pour retrouver le son wagnérien, la spatialisation...

mercredi, 11 février 2009

la danseuse relevant son tutu*

Dimanche soir, à la Cinémathèque française, pour un film extrait de l'hommage à Michel Legrand.

Monsieur

Oh ben ils passent un été quarante-deux, je ne sais pas ce que c'est comme film.

Votre serviteur, sérieusement

C'est un film sur l'Abbé Pierre.

Monsieur

... Je pourrai l'utiliser contre toi celle-là ?

Trop tard !

* un petit peu nhnc - Nécessitant un Haut Niveau Culturel - bah oui je reprends tout de même les vieilles habitudes même si tout est nouveau ici.

mardi, 10 février 2009

Confiteor Deo omnipotenti

Je ne sais pas si j'ai déjà évoqué dans cette colonne Vincent Delerm.

Je le reconnais, j'ai eu une courte période tisane sur canapé en velours, quand j'étais jeune, quand je montais chez Evie au septième, qu'on parlait de Marguerite Duras en écoutant Vincent Delerm et Carla Bruni*.

Mais depuis, Vincent Delerm, il m'a gonflé (alors que Carla Bruni, je l'aime toujours autant).

Et hier soir, je reconnais devant mes frères, j'étais à la Cigale, je me suis infligé cinq heures de concert de Vincent Delerm. Oui, ça a duré cinq heures ! Les gens hurlaient à la fin, un triomphe.

Pourquoi ? On m'avait dit : tu verras, Vincent Delerm, sur scène, c'est quelque chose, il se moque de lui-même, ah vraiment on passe un bon moment, gnagnagna*.

Mais Vincent Delerm, il ne sait pas jouer du piano, les musiciens étaient passables, le son était nul, et tout est affecté, maniéré, télécommandé, en un mot, facile.

Je voulais finir cette note par : Je crois qu'on ne s'était pas autant ennuyé à Paris depuis le concert d'Yves Duteil à l'Olympia en quatre-vingt-quatre. Mais j'aurais eu l'impression d'écrire comme Vincent Delerm - c'est une impression troublante.

* D'ailleurs, là, j'ai l'impression d'écrire du Vincent Delerm - c'est une impression troublante.

samedi, 17 janvier 2009

Spicynico ouhantss tougowtou lonedone fort ze ouikende

 Voilà, silliou leyteur.

mercredi, 31 décembre 2008

Petite histoire de la musique, Michel Sardou n'est pas de droite

Voilà que je profite en ce trente-et-un de m'être mis dessus (mon trente-et-un) (enfin j'ai mis une cravate quoi) pour enfoncer le clou à propos de cette histoire de l'orientation politique de Michel Sardou. Alors maintenant, la vérité va éclater au grand jour et je suis fier d'en être l'instigateur.

Cette vidéo est certifiée cent pour cent sans allusion aux fêtes de fin d'année qui vont provoquer sa mise en ligne dans l'indifférence absolue alors que le message qu'elle délivre est essentiel. Tiens, je commence à me demander si je ne serais pas un petit peu un incompris moi.

 

mardi, 30 décembre 2008

Petite histoire de la musique, Michel Sardou est-il de droite ?

Peut être est-il possible de formuler des reproches à l'encontre de Michel Sardou. Néanmoins je n'en vois pas beaucoup.

Il y a cependant des esprits chagrins qui ont le toupet de dire que Michel Sardou est de droite. Non mais n'importe quoi.

Et je le prouve.

 

Je crois que je viens de trouver un nouveau combat à mener, à la hauteur de mon talent. J'ai omis de préciser que la chanson Je viens du Sud avait été reprise par la chanteuse à vastes popularité et voix Chimène Badi, c'est bien un signe.

 

 

mercredi, 26 novembre 2008

Angéli-i-i-que

Ayant constaté une certaine inertie de mon lectorat quand il s'agit de raconter mes rêveries nocturnes, je vais vous épargner la nuit où j'ai vu une photo de Ségolène Royal* cul nu au téléphone, et celle où j'ai dû faire la conversation en anglais à Madonna qui portait un petit short et se tenait les jambes écartées, alors que Ditom qui devait être entre nous avait déserté pour une raison inconnue le dîner auquel la dame avait été invitée à son intention.

Je vais plutôt évoquer à nouveau le grand chanteur Christian Vidal dont vous avez aimé le style improbable et la diction si caractéristique sur le mot "mélan-colli-i-i-i-ique" et d'une manière générale sur tous les mots en "ique". D'ailleurs, vous me détestez à cause de lui, puisque cette chanson, toute minable qu'elle fût, n'en reste pas moins une rengaine qui ne sort plus de ta tête. Je note toute de même que l'orchestration est très riche, contrairement à ce que Lorie (pour prendre un exemple qui parle à tout le monde) pourrait produire de nos jours - oh non je ne suis pas conservateur ni passéiste, mais quand même, le recours discret aux percussions métalliques, aux pizzicati**, à une basse assez détaillée, aux cuivres etc., c'est vraiment du travail de pro.

Bon, évidemment, c'est pas tout ça, mais Christian Vidal, aujourd'hui, c'est ça (si le placage en fausses briques rouges et le slow avec de gros nichons vous donnent des boutons, passez votre chemin) :

 

* Celle qui crée un nouveau parti au sein de son parti initial.
** Oui je place des mots comme ça sachant que tout le monde va lâcher plein de jeux de mots - je suis un véritable manipulateur.

vendredi, 14 novembre 2008

Sans commentaire...

Bon alors là, évidemment...

Je pense que le compositeur ne parle pas le français.

Je pense que le chanteur ne comprend pas ce qu'il chante.

Je pense que l'auteur fume.

Mais tout mis ensemble c'est fabuleux.

samedi, 25 octobre 2008

Deux semestres dans les Ardennes

Bon, évidemment, ce titre vous intrigue. Il m'est venu par hasard, en écoutant la musique qui va illustrer cette note.

D'ailleurs, cette note... Bah je n'ai rien à dire en fait. Sauf que je suis content de retrouver mes lecteurs. Ah, si, je peux vous donner quelques nouvelles indiscrétions sur notre ministre de la justice.

Ah... On me fait signe que non, ça vaut mieux que j'évite d'en parler actuellement. C'est bien dommage, à l'heure où tout le monde se demande qui est le père de l'enfant de Rachida Dati. Et ce n'est pas Frédérick Bousquet nu (ça c'est pour faire repartir mes statistiques).

Bon alors je me rabats sur Dark Angel, le célèbre blogueur qui après avoir affolé l'intégralité des bars du Marais, va exposer son corps de rêve dans les folles nuits parisiennes. Il m'y écrit qu'il passe une "bonne soirée au Mix, anciennement l'Amnésia. Il y avait de beaux nounours qui arrêtaient pas de mater. Mais mon homme veillait. Je suis resté sage. Bah oui."

Ca fait plaisir de voir que malgré le krach boursier dans lequel on nage, il y en a encore qui s'amusent.

vendredi, 17 octobre 2008

Mahle(u)r*

La troupe d'Angelin Preljocaj donne à Chaillot Blanche Neige, la dernière pièce du chorégraphe. Je vais m'abstenir de tout commentaire relatif à la danse (quand il y en a), qui mêle des trouvailles assez intéressantes à de longs moments d'ennui, pour dire pouquoi ce spectacle m'a été insoutenable.

Preljocaj reprend le mythe de Blanche Neige dans un ballet narratif/illustratif. C'est à dire qu'il a une trame, et qu'il colle dessus des extraits de symphonies de Mahler, non pas en s'inspirant de leur musique pour en créer un ballet (ce qui aurait été tout à fait possible, il aurait livré son interprétation de la musique), mais en utilisant la musique qui selon lui correspond au moment de l'histoire.

Mais la musique de Mahler est complexe, où la simplicité de la forme cache des strates de significations, d'ironie, de cynisme. Et on passe une heure cinquante à voir un ballet qui n'a rien à voir avec ce qui se joue dans la musique. Une heure cinquante de contre-sens, parce que la musique a été instrumentalisée. Les sept nains apparaissent joyeusement pendant qu'on entend une marche funèbre morbide, et ils jouent assis en rond en se tapant dans les mains sur une musique grinçante.

Evidemment, comme tout le monde s'y attendait, c'est sur l'adagietto de la Cinquième que le prince se jette par terre en nous faisant bien comprendre qu'il est désespéré.

Du grand n'importe quoi.

* oui je sais c'est approximatif et il y a une faute d'orthographe du coup.

jeudi, 04 septembre 2008

Viva il papa

Moi aussi je veux célébrer la venue du Pape à Paris ! Tu te rends compte que c'est la première fois que Benoîtseize vient à Paris ? Il va se passer plein de choses, une veillée de prière, une retraite aux flambeaux, un discours "au monde de la culture", une messe, un discours "aux jeunes". Enfin bon moi ça me tracasse parce que ça va être compliqué de trouver des places de Vélocypèdelibapostrophe autour de Notre-Dame ou des Invalides.

Et j'en profite pour participer au grand concours du plus bel accent de la plus belle chemise ouverte et de la plus belle permanente, mon champion à moi reste celui à côté duquel Mylène Farmer nue est d'une finesse pietrodellafrancescaïenne*.

* Mes comparaisons craignent un peu parfois.

Avertissement : avant de regarder la vidéo suivante, je vous préviens, c'est terrifiant.

 

mercredi, 27 août 2008

Tout n'est pas chaos.

Alors évidemment je pourrais essayer de vous parler du nouvel album de Mylène Farmer. C'est tellement ce qu'il faut faire quand on tient un ouaiblogue à tendance homosexuelle !

Bon, moi la tendance homosexuelle ça a tendance à me gratter un peu alors je ne vais pas essayer de vous retranscrire les paroles que chante susurre la grande prêtresse. Je ne vais donc pas essayer d'en analyser le contenu (parce qu'il faut les retranscrire avant de pouvoir commencer tout travail d'analyse - enfin, quand je parle d'analyse, je me comprends).

Et je me disais l'autre jour en papotant sur un tchat tout ce qu'il y a de honorable avec le tomatosauce's king, qu'essayer d'entendre ce que dit Mylène Farmer, ou essayer d'analyser ses paroles, n'est-ce pas perdre le mystère consubstanciel à l'oeuvre d'art* ?

Et ça me faisait penser que depuis longtemps je veux évoquer pour vous un mouvement de sonate en trio de Bach, mais que je ne sais pas comment en parler. Et ben voilà, je n'en dis rien. A part qu'il faut écouter ça des dizaines de fois pour essayer d'entrevoir le mystère de l'équilibre de cette oeuvre.


J.S. Bach, Sixième sonate en trio bwv cinq cent trente, vivace - Kay Johannsen, orgue de la Stadtkirche de Stein am Rhein

* Faut que je me calme, je ne parle que de Mylène Farmer tout de même et d'un album somme toute parfaitement insipide, recopié de tout ce qu'elle a déjà fait, bref, commercial**
** Si avec ça je n'explose pas le taux d'hystérie de mes commentaires, je ne m'appelle plus SpicyNico.

jeudi, 07 août 2008

Conne (et Marat ?)

Bretagne.

C'est fin août, je crois, il fait chaud mais pas trop, une mairie bondée, des robes, des costumes, des chapeaux. Et dehors, des bombardes au milieu d'appareils photo.

Une petite chapelle campagnarde à deux pas d'une grosse nationale, deux athées agenouillés venus ressembler à la vieille France qui enchaîne la mairie l'église l'alcool.

Le vin d'honneur, dans une salle de sport décorée de ballons que j'ai gonflés, avant un lâcher de ballons qui ont été gonflés le matin, par le marié et un mec que je croyais connaître - on ne m'a pas demandé d'aider, là.

Une salle des fêtes loin, perdue au milieu des haies. Décoration de ballons et de guirlandes de papier sur le velour traditionnel de ces salles. Des chansons débiles hurlées par le vieil oncle et reprises de la table d'honneur à la table des enfants. Des jeux pour décider qui amènera le petit déjeuner du mois de février prochain et les oeufs de Pâques.

La nuit est fraîche, pourtant je reste dehors longtemps à ne vouloir que fuir. Mais il faut bien patienter jusqu'à la pyramide de coupes de Champagne, avec ça comme musique :

Je venais d'assister au mariage de l'amant de mon mec de l'époque. Et à la table d'honneur.

mercredi, 06 août 2008

Beau l'héros, la suite

Je n'avais pas bien cherché sur youtube, mais on le trouve, le Boléro munichois et superlatif et tout ce que l'on veut et au dessus de tout commentaire de toute manière, de Celibidache, arrivé au sommet de son art. Quand je dis que c'est le plus grand chef de la seconde moitié du vingtième siècle...

Certes en trois parties, mais tout de même... et c'est grâce à L'Arno.

Le regard bienveillant du chef, qui crée un écrin intimiste à chaque intervention soliste sur-exposée en raison de la lenteur, mais d'une incroyable sérénité, au milieu de détails de l'orchestration que le tempo adopté permet de cerner...