jeudi, 07 août 2008

Conne (et Marat ?)

Bretagne.

C'est fin août, je crois, il fait chaud mais pas trop, une mairie bondée, des robes, des costumes, des chapeaux. Et dehors, des bombardes au milieu d'appareils photo.

Une petite chapelle campagnarde à deux pas d'une grosse nationale, deux athées agenouillés venus ressembler à la vieille France qui enchaîne la mairie l'église l'alcool.

Le vin d'honneur, dans une salle de sport décorée de ballons que j'ai gonflés, avant un lâcher de ballons qui ont été gonflés le matin, par le marié et un mec que je croyais connaître - on ne m'a pas demandé d'aider, là.

Une salle des fêtes loin, perdue au milieu des haies. Décoration de ballons et de guirlandes de papier sur le velour traditionnel de ces salles. Des chansons débiles hurlées par le vieil oncle et reprises de la table d'honneur à la table des enfants. Des jeux pour décider qui amènera le petit déjeuner du mois de février prochain et les oeufs de Pâques.

La nuit est fraîche, pourtant je reste dehors longtemps à ne vouloir que fuir. Mais il faut bien patienter jusqu'à la pyramide de coupes de Champagne, avec ça comme musique :

Je venais d'assister au mariage de l'amant de mon mec de l'époque. Et à la table d'honneur.

jeudi, 22 mai 2008

Je ne sais dire non

On va commencer par de la musique de mon maître à penser.

free music

Bon, ses leçons ne fonctionnent pas, voilà, c'est ça, je ne sais pas dire non*.

Je cherche un appartement proche de ma boutique, quinze minutes à pied maximum. Et l'agence immobilière me propose Vincennes**.

Et je dis pas non.

Et je me retrouve à Vincennes.

Les gens, à Vincennes, ils sont tous dans la rue avec leur petit caddie pour aller faire des courses car en bas de chez eux il n'y a pas de supérette.

Faut que je me fasse pousser les cheveux, que je prenne de la drogue, que je me fasse des tatouages partout, que je multiplie les amants, et qu'à la fin je dise non.

* Cette introduction est absurde, en plus j'ai moins de cheveux et de tatouages. Et d'argent. Et de substances illicites dans le sang. Et d'amants. Enfin je sais pas je lis pas Closer****.
** Pour les non/néo-parisiens, les provinciaux et les légos sans mémoire : Vincennes est à vingt minutes de ma boutique en Vélocypèdelibapostrophe***.
*** Pour les mêmes, le Vélocypèdelibapostrophe est un truc de tarlouze qui permet de se déplacer d'un point A à un point B sans emprunter les transports en commun, si l'on considère que les rues de Paris ne sont pas des transports en commun, et qui permet arrivé au point B de découvrir tout le quartier alentour et même plus éloigné pour dénicher une borne libre.
**** Rassurez-moi, je n'ai pas oublié de dire aussi que j'avais moins de talent ?

vendredi, 11 avril 2008

Joe Dassin est un menteur

Un mois, et un jour.

free music

Il m'a été presque reproché d'interrompre la rédaction de ces modestes pages. Je ne parvenais pas à mener tous les changements de front. Bien sûr, je ne suis pas resté absent longtemps finalement, tout a repris son cours, et j'ai un peu plus parlé de moi.

Et j'ai reçu des messages amicaux, des messages de soutien. Mes amis ont été là.

Je voudrais vous remercier pour votre patience. Vous remercier pour votre présence. Vous remercier pour vos silences, vous remercier pour vos passages éclair que j'aurais aimé prolongés.
Je vous ai déjà dit que finalement, vous, mes lecteurs, même si on ne se connaît pas tous, si on ne se connaît parfois que très peu, et bien je vous aimais pour ce que vous me renvoyiez.

Le six novembre deux-mille-six, j'ai créé une catégorie. Ma vie perdu(r)e. Certaines des notes de cette catégorie ont été retirées, d'autres sont bien légères, d'autres sont ce que je suis, ce que j'ai été, ce que j'ai traversé. Ma vie perdue, ma vie perdure*. Et bien c'est du passé tout ça, grâce à ceux qui se reconnaîtront, sans qui je ne serai pas là, sans qui je n'aurais pas été là, hier soir, à faire des trofie al pesto pour la première fois chez moi.

La musique a pour titre Stars... for a friend. Je sais que c'est de la soupe, et que je vous mets plein de Jason Hakin** récemment. Mais bon, voilà, forcément quoi...

A demain.

* Je précise parce que des fois j'ai l'impression que personne n'avait relevé.
** Mais moi j'adore.

mercredi, 09 avril 2008

un loup à la fenêtre*

free music

* Ma traduction est approximative. Mais je m'étonne moi-même d'être capable de ne plus le regarder et de ne voir à présent que la transparence du verre. Ma vie va être belle.

Je dormirai au plafond

Acte cinq, scène deux

Un petit appartement, charmant au demeurant, de dix-huit mètres carrés.

Votre serviteur, monologue avec lui-même*

Voilà. Je suis parti. Un mois de transition, un mois à regarder les toits de l'est parisien, à loucher sur le génie de la Bastille illuminé, à voir le phare de la tour Eiffel effleurer le toit de l'opéra. Un mois à ne pas cerner le plafond tellement il est haut et tellement je suis myope.
Un mois passé là. Terrifiant parfois. Prophylactique aussi sur ce canapé violet. Silence et aveugle. Terre vide solitude. Ce que j'ai vécu. Ce que j'ai compris. Ce que je ne veux plus vivre. Ce que j'ai été. Ce que je ne veux plus être. Ce que je suis e(s)t ce que je serai.
Le mois est fini.

Maintenant... je suis seul, dans cet appartement. Pour quelques mois, je ne sais pas combien au juste. Le temps de tout régler et de trouver la ruine que je vais aménager comme je voudrai, peinture, carrelage, rideaux.

J'ai ma musique, j'ai même de quoi la diffuser. J'ai mes livres. Demain Ditom vient manger, il sera le premier à me voir dans mon nouveau chez moi, dans mon premier chez moi. Chez moi.

Peu importe où je dormirai. Je dormirai au plafond pour avoir de la place.

* Dialogue, quoi.

mardi, 01 avril 2008

Gute Nacht

Je suis entre plusieurs lieux.

Mon ancien grand chez moi. Un petit nouveau chez moi temporaire. Là je ne suis pas chez moi. Dans quelques mois j'aurai un vrai moyen chez moi.

Et ce qui me manque, c'est la musique, elle est restée dans mon ancien chez moi. Les disques, la chaîne hifi.

free music

lundi, 10 mars 2008

interruption momentanée des programmes

free music

mercredi, 05 mars 2008

dérives / des rives

Ce blog me ressemble-t-il encore ? Je me force parfois à y écrire tous les jours, la plupart du temps j'ai quelque chose à y dire. Mais quelque chose de léger, même quand je parle de moi je plaisante, je raconte une anecdote d'un autre temps.

Et autour de moi des mondes s'écroulent, des mondes se reconstruisent, parfois sans même que je le sache, sans même que je m'en aperçoive, parce que les microvibrations des univers individuels sont barrées par mon écran comme par le verre feuilleté de ma vitrine. Des notes me touchent parce que les gens parlent d'eux. Quand les blogs parlent tout le temps de leur auteur, c'est gonflant. Mais parfois aussi, on découvre sous un émail un fêlure émouvante.

Je ne sais quelle image je donne au lecteur qui ne me connaît pas personnellement. Je ne sais pas finalement qui me connaît personnellement. Je ne sais pas moi même si je me connais personnellement. Ce blog qui pourrait être une ouverture n'est finalement qu'un rempart. J'y donne une image de moi. Une image qui est un peu de moi tout de même, une partie de moi qui ne s'exprime pas ailleurs.

Parce que c'est une partie de moi que je veux aussi montrer. Mais ce n'est qu'une partie. Les sombres déclins ne s'y voient pas, ils sont cachés, je ne parviens pas à les montrer ni à les exprimer. Je ne le peux pas non plus.

Ailleurs. Ecran, vitrine. Autant de prisons. Il y a un ailleurs, maintenant je le crois. Je le cherche. Il y a des mois, je disais ne plus croire au bonheur.

Que personne ne dorme !
Toi, cependant, ô Princesse,
dans ta chambre glaciale
tu regardes les étoiles
qui tremblent d'amour et d'espérance.
Mais mon secret est scellé en moi ;
mon nom, personne ne le saura.
Je le déposerai sur tes lèvres
quand la lumière resplendira.
A l'aube, je vaincrai

vendredi, 22 février 2008

and i wish i could just find home

free music

samedi, 02 février 2008

Vrrrrrrrroum

free music

Parfois, je m'interroge (si, si), je m'inquiète.

Vous connaissez ma passion pour les gros nichons.

Et bien cette nuit, j'ai rêvé que j'étais un ami de Mickaël Schumacher, le pilote de formule un, et que j'allais donc voir ses grands prix, et que je le félicitais, et qu'on était vraiment des amis qui se mettent un bras autour des épaules quand ils marchent dans les paddocks.

Non mais je suis hétéro ou quoi ?

(il y a une erreur dans la chanson : ma poitrine n'est pas imberbe)

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