jeudi, 03 juillet 2008
Si tu m'oublies je serai seul au monde
Oui, je ne suis pas très présent ces derniers temps, et bien à partir d'aujourd'hui et pour une semaine, j'ai une bonne raison de vous laisser tomber comme de vieilles choses dont on se débarasse sur le trottoir lors d'un vide-grenier.
Je pars faire un petit tour des festivals, Marseille, Avignon, et des musées, Montpellier, peut être Nice si on a le temps...
Et pour ne pas vous laisser seuls et abandonnés, un peu de musique dont je parlais hier : le largo de la troisième sonate de Chopin. De quoi occuper vos oreilles des années durant. Et comme je suis gentil, je vous ai déniché ce qui à mon sens est la meilleure version filmée de youtube : Jorge Bolet.
Et n'oubliez pas que dans un vide-grenier, on ne se débarasse jamais de rien, alors, tel ce trente-trois tours de Dave qui proclame fièrement qu'il n'y a pas de honte à être heureux, je vous retrouverai avec délice très prochainement.
12:00 Publié dans Art, culture et tout ça, ma vie (re)trouvée, Musique | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, festival de marseille, festival d'avignon, pierre soulages, musée fabre, ditom n'est pas jaloux
mercredi, 25 juin 2008
Où il sera question de soldes, de gastronomie, de placements juteux, de vacances culturelles, de jeux débiles, du passé, du futur, d'électroménager mais pas d'Ingrid Bétancourt ni de ses enfants
Vous n'avez probablement rien remarqué, mais j'avais complètement oublié de poster une nouvelle note aujourd'hui.
Et pourtant, ce n'est pas à cause des soldes.
C'est à cause des financiers.
Entre ceux que je crâme et ceux qui veulent me prendre mon argent.
Ah et puis aussi je prépare mes vacances.
Et je précise aussi que je n'ai pas l'habitude de mon four. Ceci explique (en partie) cela.
De toute façon je n'ai pas le temps de faire les soldes.
Et mes financiers m'ont pris ce qu'il me restait pour les faire.
Il me semble que cette note est un peu mélangée.
Oh tiens, ça me donne envie de faire une note-puzzle - je le ferai bientôt, voilà.
Lével oane : toutes les phrases sont dans le désordre.
Lével tou : tous les mots sont dans le désordre*.
Lével sroui : toutes les lettres sont dans le désordre**.
Le lével zéro serait que toutes les idées sont dans le désordre, mais c'est un peu ce qui se passe ici depuis que ça existe. Et même depuis que j'existe.
* Mais ça j'ai déjà fait. Enfin dans un ordre différent quoi.
** Mais ça aussi j'ai déjà fait***. Ah non je me suis trompé en fait c'est juste que les mots avaient été classés de manière encore différente.
*** Je viens de prendre conscience que j'étais le précurseur de moi-même. Ca me bouleverse, tiens.
vendredi, 20 juin 2008
J'ai mis de l'ordre à mes cheveux un peu plus de noir sur mes yeux
Allez, un peu de musique, mais pas du Dalida. Ce qui me permet de rendre hommage à deux nanas talentueuses qui m'éclatent bien. Bah oui, on peut aimer pleurer devant des brutes de métal, on peut aimer danser sur Michel Sardou qui fait la gueule, on n'en reste pas moins homme. Avec une envie de rire parfois.
Evidemment, elle se reconnaîtra celle à qui je dédicace pour partie cette chanson.
Et puis tant qu'on en est aux messages privés, juste comme ça, mais c'est au conditionnel qu'il faut prendre cette information, on vient de m'avertir que Mylène Farmer couinerait encore - ça donne de l'espoir non ?
12:00 Publié dans ma vie (re)trouvée, Musique | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, humour, patricia & colette, ditom aime se maquiller
jeudi, 19 juin 2008
Oedipus Rex
Quoi ? Qu'est-ce que vous voulez entendre ? Que je ne me comprends pas, que je ne sais pas ce que je fais là ?
Les incertitudes dans lequelles je flotte, les ambiguités que j'entretiens égoïstement, sont autant de ronds dans l'eau qui me tournent autour et touchent les autres, et les mouillent, et les affectent. Et quand, parce que c'est ça que je veux faire finalement, je disparais sous la surface, les ronds restent encore un peu.
Je ne vais pas m'arrêter à ça, mais forcément je flotte un peu. Je ne sais pas qui je peux être.
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mercredi, 18 juin 2008
(L')Afrique (adieu) c'est chic
Me lirez-vous toujours avec le même plaisir ?
Penserez-vous toujours de la même manière à mes yeux couleur huile d'olive que l'on qualifie maintenant de fulguropoints ?
C'est que je prends un risque là... Oui, je vais casser mon image, détruire irrémédiablement les illusions que vous aviez sur moi, annihiler toute tentative de mise en valeur à travers cette colonne...
Mais sous l'impulsion de Jim qui, décidément, me fait faire n'importe quoi, j'ai redécouvert celui que j'aimais bien dans ma jeunesse... Mais j'en ai déjà parlé.
Alors, allons-y. Oui, j'écoute Michel Sardou, en boucle en plus. Et je vais même vous en reparler, j'ai plein de choses à raconter, de souvenirs qui remontent à la surface...
mardi, 17 juin 2008
l(')â(r)me(s) de métal
J'ai montré des photos, ici, à cet endroit et là. Et j'en ai reparlé aussi de temps en temps, comme il y a quelques jours.
Mais qu'en ai-je dit ? Maintenant, les grues sont entrées, les marteaux-piqueur* ont fait leur travail, et les cinq gigantesques plaques métalliques sont parties.
Je n'ai pas fait de photo de la dernière image que j'en aurais. Ces plaques ont disparu dans la lumière, la halle illuminée vue de l'extérieur, derrière les girophares des camions remplaçant les promeneurs solitaires qui erraient dans le labyrinthe sans mur que Richard Serra a recréé, dans lequel j'ai mis des semaines à me perdre - à m'y abandonner, enfin.
Leur surface, douce, sensuelle, et pourtant le fruit de ce que l'on ne peut qualifier avec René Char que d'artisanat furieux. La violence tellurique, la genèse rougeoyante et terrifiante, devenue velour sous la main, métal chauffé par le soleil du jour rendant le soir lorsque la matière se perd dans l'obscurité sa chaleur bienfaisante.
Leur forme simpliste qui s'anime, leurs lignes droites qui deviennent courbes, ces volumes pleins qui disparaissent dès qu'on leur tourne autour, ces volutes de métal qui s'élèvent tendrement du sol et forment un ballet contre toute gravité, toute existence autre, tout extérieur de cette halle hors du temps.
Les discussions terre à terre qui m'entourent ne me touchent plus - ne reste que le métal. Et le ciel accueillant.
* En pushy pushy, on appelle ça un skoubounioul mais je crois que c'est incorrect d'un point de vue politique.
12:00 Publié dans Art, culture et tout ça, ma vie (re)trouvée | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : richard serra, promenade, grand palais, monumenta 2008
dimanche, 15 juin 2008
troubles stèles
Cette musique est évidemment attachée définitivement au travail de Noah Kalina. Mais ce matin, deezer en mode aléatoire me la sort alors que je ne m'y attendais pas. Les images révélaient une vie à travers un regard fixe et un corps et un environnement changeants.
Sans ces images, la musique dit tout autre. Alors je ne mets que la musique, Every day, de Carly Comando.
Tourbillon. Comme cette musique, je nage entre le vide irrémédiable et le sentimentalisme sirupeux qui me ressemblerait beaucoup s'il ne s'obstinait pas à tant me chavirer.
12:03 Publié dans ma vie (re)trouvée, Musique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
vendredi, 13 juin 2008
Belles prémices et les sentiments*
Il fallut que cet ami cher entre tous m'offre ce vase rigoureux et détraqué.
Il fallut que ce grec m'offre cette rose, rouge, un soir, au restaurant.
Il ne m'en fallut pas plus pour y voir un signe et me dire que l'appartement que j'aurai bientôt sera à cette image.
Bon, sinon, quoi d'autre ? Des plaques de soixante quinze tonnes qui se soulèvent du sol et qui se meuvent libres dans l'air raréfié du crépuscule, et l'et resurrexit de la Messe en Si de Bach, qui m'a encore fait pleurer ce matin (dans la version de René Jacobs, mais je n'ai trouvé que celle de Suzuki).
* Evidemment, c'est un titre nhnc. Faut chercher là pour (commencer à) comprendre.
12:02 Publié dans Art, culture et tout ça, ma vie (re)trouvée, Musique | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, rose, cadeau, appartement, vase, ditom existe et ça suffit amplement
mardi, 03 juin 2008
neuf neuf neuf neuf
C'est le nombre exact de mes commentaires avant de poster cette note.
Je me dis que ça en valait la peine, de faire juste une note avec rien que ça.
Bon, je pourrais aussi vous raconter ma journée d'hier, vous dire que j'ai fait une compote rhubarbe/fraises/pommes trop délicieuse, que je suis allé faire un tour à Pigalle en nocturne histoire de m'encanailler, mais ça n'a pas marché, et que j'ai fini comme d'habitude sur l'Île-Saint-Louis. Je voulais prendre en photo les vagues de la Seine illuminées par les voies sur berge et se reflétant sur les pierres de taille des immeubles.
Mais il y a des moments de magie qui sont uniques. Les murs sont restés immobiles. Le destin fumigène des vagues ne s'y voyait pas hier soir.
11:29 Publié dans ma vie (re)trouvée | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
dimanche, 01 juin 2008
gloria
12:26 Publié dans ma vie (re)trouvée, Musique | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note



