mercredi, 25 juin 2008

Où il sera question de soldes, de gastronomie, de placements juteux, de vacances culturelles, de jeux débiles, du passé, du futur, d'électroménager mais pas d'Ingrid Bétancourt ni de ses enfants

Vous n'avez probablement rien remarqué, mais j'avais complètement oublié de poster une nouvelle note aujourd'hui.
Et pourtant, ce n'est pas à cause des soldes.
C'est à cause des financiers.
Entre ceux que je crâme et ceux qui veulent me prendre mon argent.
Ah et puis aussi je prépare mes vacances.
Et je précise aussi que je n'ai pas l'habitude de mon four. Ceci explique (en partie) cela.
De toute façon je n'ai pas le temps de faire les soldes.
Et mes financiers m'ont pris ce qu'il me restait pour les faire.
Il me semble que cette note est un peu mélangée.
Oh tiens, ça me donne envie de faire une note-puzzle - je le ferai bientôt, voilà.

Lével oane : toutes les phrases sont dans le désordre.
Lével tou : tous les mots sont dans le désordre*.
Lével sroui : toutes les lettres sont dans le désordre**.

Le lével zéro serait que toutes les idées sont dans le désordre, mais c'est un peu ce qui se passe ici depuis que ça existe. Et même depuis que j'existe.

* Mais ça j'ai déjà fait. Enfin dans un ordre différent quoi.
** Mais ça aussi j'ai déjà fait***. Ah non je me suis trompé en fait c'est juste que les mots avaient été classés de manière encore différente.
*** Je viens de prendre conscience que j'étais le précurseur de moi-même. Ca me bouleverse, tiens.

samedi, 21 juin 2008

Termine ta soupe d'abord

Bon, Marcel Dugomier m'a demandé de répondre à une chaîne, ça faisait longtemps tiens. je ne vais évidemment pas suivre les règles, on ne me la fait pas à moi, je suis un rebelle. Je me contente de répondre aux questions :

Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout.

Les choux de Bruxelles, les endives braisées, les côtes de poirée (mes parents appellent ça comme ça alors tant pis si vous ne voyez pas de quoi il s'agit). Oui, ça fait trois, mais je vais pas développer non plus en vous expliquant de manière détaillée l'effet que ça me fait.

Mes trois aliments favoris.

La ouatte, c'est ce que je préfère.
Non mais comment voulez-vous que je réponde à ça ?
La pâte d'amande, le beurre, les fruits (comme ça c'est parfaitement équilibré).
Rajout de treize heures vingt-trois : je remplace les fruits par la Chantilly que je mange ça avec tout, et je rajoute les Crêpes à la rillette agenaises, de manière à rendre le tout beaucoup plus équilibré.

Ma recette favorite

C'est pas clair cette question : celle que je préfère faire, ou celle que je préfère manger ?
Choix un : les pains au lait. Choix deux : le civet de lapin de ma mère, avec de la polenta et du Pecorino râpé dessus.

Ma boisson de prédilection

L'eau. (si, si, je vous assure). Bon, je ne crache pas non plus sur un Gewurtztraminer.

Le plat que je rêve de réaliser et que je ne ferai jamais.

Jamais ne faisant plus partie de mon vocabulaire depuis quelques mois, je ne comprends pas la question. Je ne vais tout de même pas commencer à me mettre des limites.

Mon meilleur souvenir culinaire.

Alain Dutournier, le Carré des Feuillants, évidemment. Ce genre d'endroits, pour moi, c'est comme aller à l'opéra, c'est juste de l'art, deux bonnes heures d'orgasme dans la bouche, dans les yeux, dans le corps.

mercredi, 28 mai 2008

Le futur n'existe que si nous désirons en devenir les ancêtres et que nous acceptons la ringardise inhérente à cette position*

Bon, j'ai envie de vous faire écouter quelque chose qui n'a rien à voir. Allons-y

free music

Bon, toute étape du Pushy pushy tour amène un lot considérable de choses à dire, et comme je n'aime pas faire des notes trop longues, je vais en faire plein sur la dernière étape. En plus ça occupe la colonne de mon ouaiblogue pendant quelques jours, c'est tout bénéf'.

Dimanche, j'étais donc au Futuroscope. A Poitiers. Euh, non, en fait. A la campagne.

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Ceci est la gare Futuroscope. Premier indice que ça va pas : l'aller en première coûte trente euros. Le retour en seconde cinquante cinq. Tu as un tégévé qui t'amène direct de Paris et qui te fait arriver en rase campagne à neuf heures trente. En le parc ouvre à dix heures. Oh la la. Et de ce côté-ci du parc, il n'y avait pas grand monde. Neilliba et votre serviteur. Je rappelle que grâce à sa dextérité, sa vivacité d'esprit, et son métier de branleuse professionnelle l'éducation nationale, Neilliba avait gagné sur le ouaiblogue de l'exouaiblogueuse Lilo (pas la peine de cliquer elle a fermé) deux places pour le Futuroscope donc.

Vous trouvez que je suis une horreur de parisien blasé** ? Ah ben ça me fait dire que finalement, la petite musique du début, elle n'était pas si hors sujet que cela. Et puis la prochaine fois que je vous en parlerai ce sera pire.

* A votre avis, c'est de qui ?
** Bleu marine cravate club évidemment***
*** RUJEMOMI quand tu nous tiens****...
**** par la barbichette***
Ou la je viens de créer une boucle d'étoiles, j'ai un peu peur qu'il y en ait certains qui n'en sortent pas. A propos, je donne la solution de la question de la première étoile : c'est de votre serviteur, à qui il arrive de penser parfois.

jeudi, 28 février 2008

six cent soixante treize

Fiuuu a bien participé à ma merveilleuse histoire de vacances de quand j'étais en vacances parce que là je ne suis plus en vacances.

Il a donc eu le droit d'organiser la même chose.

Il est bien ce petit.

Et évidemment j'y participe parce que je n'ai rien d'autre à faire.

vendredi, 15 février 2008

Ne me confiez pas d'appareil photo ! (les vraies vacances de SpicyNico - Première partie)

Non, je n'étais ni chez Gaza et sa bande, ni à Cuba et son Castro, ni à Stockholm et sa fourrure.

Ceci dit, et cela fera peut être l'objet d'une prochaine note, mon boxer de bain bleu électrique a été remisé.

Non, ce n'est pas à cause de protubérances supposées de ma morphologie que les douaniers ont jugé bon de passer chaque page de mon passeport au détecteur d'explosif.

Tout ça pour photographier des poubelles.

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dimanche, 03 février 2008

Ca sent le sapin

Je suis en vacances !

free music

Oui, pour une semaine, c'est soleil désert plage piscine hôtels de luxe petits déjeuners gargantuesques shopping lecture culture sport (oui, au moins tout ça sinon je me faich).

Et j'ai pensé à vous, oui, vous, mon lectorat fidèle et adoré, pour mettre un peu d'animation par ici. Enfin, vous savez déjà faire. Mais justement, j'invite aussi ceux qui ne commentent jamais. Ca vous incitera aussi à lire mes commentateurs qui sont bien souvent plus rigolos que moi-même (ceci est de la pure flagornerie évidemment).

Les commentaires sont donc ouverts pour le plus gigantesque cadavre exquis jamais réalisé au monde, enfin sur ce ouaiblogue du moins.

Une seule règle : à chaque passage, laissez en commentaire une phrase pour poursuivre l'histoire du commentaire précédent. Et l'histoire commence maintenant :

Spicynico se pointe à quatre heures du matin à l'aéroport, c'est le début de ses vacances...

A vos claviers !

 

vendredi, 01 février 2008

Toute ma famille peut venir assister à mon mariage

Je ne parle pas souvent d'actualité, ni de chroniques judiciaires, ni de politique... mais là, Francis Teitgen, avocat de la société Ryanair dans l'affaire qui l'oppose à Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, a fait une plaidoirie génialissime !

Prise en notes par la journaliste du Monde Pascale Robert-Diard, ça se passe de commentaire !

Vous n'avez jamais vu Spicynico éplucher une pomme ?

A la fin de mon dernier long métrage pornographique, j'avais dit que j'allais m'éplucher une pomme, et bien voilà, je continue dans le concept que j'ai mis au point : le pushy pushy dogma.

Je trouve que j'imite vachement bien Michel Bublé.

Bonus : le making off !
Bah Spicynico porte une chemise Esprit et Terre d'Hermès, la pomme est bio et vient du jardin des spicyparents, le couteau est un Ikea, l'assiette est une Habitat. .

vendredi, 18 janvier 2008

Les résolutions de la nouvelle année (deuxième partie)

Tout a commencé lors d'un Sunday Flood mémorable.

La victime de ce Sunday Flood m'a alors mis au défi de démontrer ce que je disais.

Ca m'a été depuis constamment demandé dans mes commentaires.

Il m'est même arrivé de faire croire que ça allait effectivement se passer.

Il y en a d'autres qui ne se sont pas privés pour me devancer.

Voilà, enfin, mon boxer de bain bleu électrique, tel qu'il sera visible dans un mois au bord d'une piscine dans le désert*.

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Quel est le nom de cette résolution ? Faire n'importe quoi.
En quoi cette résolution de deux mille huit change-t-elle quelque chose à ce qui a pu se passer en deux mille sept ? Rien du tout, ça fait bien longtemps que tout le monde connaît mes dessous.

* La lumière était faible, dont on ne voit pas trop le côté électrique de la chose, mais la webcam est bien placée, non ?

mardi, 13 novembre 2007

Tom Tom et Nana(rd)*

Aujourd'hui, je n'ai pas grand chose à dire et, surtout, je n'ai pas du tout le temps de chercher étant donné que ma boutique venant de recevoir deux palettes de produits (dont mes mythiques panettone, bah oui, c'est bientôt Naël), il faut que je range.

 

Alors, je me propose une ancienne critique cinéma !

 

Bon, alors faut le dire, là, c’en est trop.

Oui, Tom Cruise est beau. Sur tous les plans, couvert de poussière, mouillé de transpiration, dans la pénombre, il est beau et il est bien foutu, on le voit un peu en contre jour, juste ce qu’il faut.

Tom Cruise est un père pas modèle qui rate tout avec ses enfants, il est pas doué et c’en devient presque attendrissant. Mais selon ce que je disais plus haut, on lui pardonne tout.

 

Tom Cruise est ce qu’on pourrait appeler si on était en France et s’il était coiffeur le meilleur ouvrier de France. Mais là, on est aux Etats-Unis, dans un port de commerce, et il est juste manutentionnaire, il décharge des conteneurs de gros bateaux pour les mettre sur de gros camions, mais c’est le meilleur, tout le monde le lui dit, mais bon, là, juste, Tom Cruise est aussi un vrai défenseur des droits sociaux et il aime pas qu’on lui marche sur les pieds, ça, non, Tom Cruise n’aime pas ça et comme c’est le meilleur et qu’on se tue à le lui répéter, et ben il en abuse et du coup non seulement il aime pas, mais en plus il se laisse pas marcher sur les pieds.

Tom Cruise, c’est un gros beauf, comme je viens de le montrer, mais un beauf qu’on aimerait avoir dans sa famille juste parce qu’il est beau, il conduit sa voiture comme un gros beauf, il connaît la mécanique comme un gros beauf, quand une voiture est en panne il sait juste en sentant l’air ce qu’elle a, et comme un gros beauf il a un moteur vé-huit dans sa cuisine.

Tom Cruise est un bon coup. On le voit pas, je vous rassure, pas la peine de se précipiter sur le film pour voir une scène d’amour là-dedans, d’ailleurs pas la peine de vous précipiter du tout, mais on se dit qu’un mec aussi parfait et aussi détestable ne peut être qu’un bon coup, y a qu’à voir la tête de son ex-compagne qui le regarde avec un air éperdu pendant qu’elle vit désormais avec un gros coincé qui a du pognon, faut choisir, enfin, bon, elle le regarde avec une tête de nana qui se dit qu’il tringlait pas mal quand même, excusez l’expression, mais le beauf, c’est à la mode et si ça peut me rendre aussi beau que Tom Cruise alors je vais pas m’en priver.

Tom Cruise est tout le temps en retard, sa maison c’est un vrai foutoir, ses enfants le respectent même pas, il va dormir alors qu’il doit les garder, son fils l’appelle même pas “papa”, oui, ça vous dit quelque chose, ce genre de films avec des clichés à la pelle, parce que Tom Cruise il est là, le gros cliché dans toute sa splendeur, le mec que tout le monde connaît dans son quartier mais qui rate sa vie perso, d’ailleurs il le dit au début du film dans une phrase restée célèbre. Non ? ah, bon, je croyais l’avoir entendue dans la bande annonce, c’est pour ça.

Tom Cruise il lui arrive des choses épatantes. Déjà, il y a une caméra pour filmer sa vie, ça, c’est dingue. Ensuite, il voit un gros orage de fou, avec du vent, avec de la foudre qui fait pas de bruit, et qui tape deux fois de suite au même endroit, alors que, foi de Tom Cruise, la foudre elle tape jamais au même endroit, ah, mais ma bonne dame, la météo elle est toute détraquée et il y a plus de saison. Non, je ne cite pas des dialogues de Tom Cruise avec ses faire-valoir, en particulier une petite fille qui a été recrutée sur le nombre de décibels et l’endurance aux cris (tellement qu’elle a été samplée par le pauvre John Williams complètement paumé là-dedans, dans la Bande Originale du film, histoire de faire peur, quand, justement on n’a pas peur. Ben pas plus avant qu’après, on n’a pas peur, on n'y croit pas, on s’emmerde, on attend qu’il se passe quelque chose, et... non, rien).

Tom Cruise, il se fait tirer sa caisse par son fils, voyez le respect, après il dit à sa fille de rester seule chez lui, et il va voir ce qui se passe avec des voisins. Les flics disent à tout le monde de reculer, mais Tom Cruise, comme c’est Tom Cruise, il se retrouve au premier rang et tripote des morceaux de glace qu’il met dans une de ses poches mais on sait pas pourquoi sur le moment, et d’ailleurs après non plus. Ensuite il assiste à des trucs incroyables, alors que j’ai oublié de vous dire qu’un orage électromagnétique de la mort qui déchire sa race a mis hors d’état de fonctionner tout appareil qui fonctionne à autre chose qu’à l’énergie éolienne (on le voit bien dans les draps qui volent bien partout, parce que les feuilles qui tourbillonnent ça suffit pas pour qu’on comprenne que le vent il est fort, ou la la, à décorner des bœufs ; là, il y a juste des beaufs), c'est-à-dire plus de voiture, ni frigo, ni ventilateur, t’imagine la cata s’il y a une canicule.

Tom Cruise c’est le meilleur, car un des potes avec qui il court parce qu’il a peur il a une caméra numérique qui fonctionne très très bien malgré les ondes machin bidule qui ont fait que même le moindre vélomoteur il avance plus. Là, on commence à se dire que finalement c’est peut être pas Tom Cruise le plus fort dans cette histoire, et on cherche la marque de la caméra parce qu’il y a forcément une raison à une telle invraisemblance.

Tom Cruise c’est quand même finalement le meilleur parce que tout le monde se fait pulvériser autour de lui, sauf lui, mais faut dire qu’au prix de son assurance, même les aliens les plus méchants de l’univers il vont pas lui niquer son brushing, sont pas fous.

Tom Cruise il est choqué, ou la la, t’imagine même pas, il vient d’assister à la naissance de tripodes immenses et dévastateurs que t’y crois même pas tellement ils sont bizarres, puis il rentre chez lui, à un moment il y a un grand pont autoroutier sous lequel il vit qui se fait dégommer comme toi tu tapes des fois dans un château de sable sur la plage et que tu regardes pas où tu marches et là t’as un gamin qui hurle, et ben là c’est pareil, sa fille, la fille de Tom Cruise elle hurle, et tu sais plus où te mettre tellement c’est insupportable et que t’as envie de la baffer, parce qu’évidemment elle est claustrophobe et légèrement hystérique, ça fera du boulot pour les psys, et le pont, il a des camions dessus qui volent dans les airs, et boum sur les maisons des pauvres gens qui n’ont rien demandé, et puis avant les bestioles méchantes qui sortent de terre, et ben elles fissurent le goudron des rues que c’est un truc de dingue, quand tu vois le bruit que ça fait un marteau piqueur dans ta rue, et que tout ça pour faire trois mètres de tranchée, tu te dis que les extra-terrestres c’est les meilleurs travaux publics de la galaxie, mais non, tu comprends aussi assez vite qu’ils n’ont pas que des intentions pacifiques, parce que sinon le film il servirait à rien et tout le monde partirait au bout d’un quart d’heure. Ils le font pas ? Ouais, c’est sûr quand t’as payé… et puis en plus le cinéma est climatisé, tu vas pouvoir essayer de dormir (quand la nana s’arrêtera de hurler).

Tom Cruise il a plein de poussière des morts qui se sont fait brûler directement par les armes mortellement dangereuses des méchants du film. Même comme ça il est beau.

Tom Cruise il se met un peu de flotte et il est de nouveau tout beau dans son blouson de cuir, parce que je vous rappelle que Tom Cruise c’est un mec qui en a, des enfants, des moteurs vé-huit dans sa cuisine et des blousons de cuir (qu’il ne vas pas quitter de tout le film, un peu comme les aviateurs anglais de la seconde guerre mondiale. Là, je dérape, je compare avec n’importe quoi. Vous saviez que le cuir Connolly des aviateurs, et ben c’est la même marque qui fait le cuir pour les Rolls Royce ? Ouais, on s’en fout).

Tom Cruise il est trop beau !

Tom Cruise il sait qu’il va se passer quelque chose dans les trois minutes qui suivent. Il le dit à sa fille, il le dit à son fils (qui est rentré entre temps parce que sa voiture elle a foiré comme toutes les voitures, et là Tom Cruise il se dit qu’il pourrait être un peu autoritaire et il lui dit que c’est pas bien de lui tirer sa caisse et sans le permis, non, mais), il le dit au type à qui il tire une caisse (ouais, Tom Cruise il dit tout et son contraire dans la même phrase, enfin, il fonctionne plutôt sur le mode : “faites ce que je dis, mais faites pas ce que je fais parce que je suis Tom Cruise et que j’ai à peu près tous les droits, de toute façon je suis copain avec Nicolas Sarkozy alors pouët pouët camembert”, oui, Tom Cruise est assez joueur dans la cour de récréation), et c’est la seule voiture de l’univers qui fonctionne parce que Tom Cruise sait depuis la naissance du monde qu’il fallait changer la solénoïde ou un truc comme ça je savais même pas qu’il y avait ça dans une voiture. Là, je fais une pause : personne ne sait ce que sont ces machines démentes qui sortent du sol, et qui font demander à la gamine qui hurle tout le temps si ce sont des terroristes, mais lui, Tom Cruise, il sait que ce que ça nique dans les voitures c’est la solénoïde. Moi, je dis, chapeau bas, Monsieur Tom Cruise.

Tom Cruise il file avec ses enfants, il se réfugie dans une maison, il fait des sandwichs au beurre de cacahuète, il pense même pas à regarder dans le frigo, il salit les vitres avec un sandwich parce qu’il est nerveux parce que sa fille a crié tout le voyage et qu’il y a de quoi être nerveux, il se cache, il sort le matin et il s’aperçoit qu’un boeing s’est crashé sur la maison. Un gros boeing, hein, pas un truc de tafiole, un gros boeing de beaufs qui applaudissent quand le pilote a réussi son atterrissage. Mais là il l’a raté et personne n’a applaudi. Au milieu de tout ça il y a des journalistes, qui, miracle de la télévision, ont un camion qui marche et des caméras et des télés parfaitement opérationnelles, histoire de constater que les méchants ils viennent juste de rentrer dans des gros tripodes qui sont enterrés dans le sol, heureusement, au milieu des décombres de l’avion il y a sa voiture qui fonctionne très bien, il fait de la pédagogie avec sa fille, puis retient son fils qui veut partir avec les soldats pour lutter contre la chose. Bon, là, vous trouvez que j’en fais beaucoup et que vous commencez à vous emmerder. Bénissez-moi, plutôt, de pas vous faire payer ce mail le prix d’une place de cinéma, parce que le résultat aurait été le même et en plus vous vous seriez empiffré de pop-corn et c’est pas bon pour la ligne. J’accélère.

Tom Cruise il veut traverser un fleuve, mais tout le monde veut lui tirer sa voiture, finalement il récupère ses enfants et monte sur un ferry qui rejoue le Titanic, mais sans Céline Dion (ouais, ils allaient pas en plus nous faire ça), mais avec une gamine qui va arrêter de hurler, bordel ! bref, ils reviennent à la nage non sans avoir failli se faire entraîner par le fond par une voiture qui tombe du ferry (qui se retourne, ceci expliquant cela), et là c’est la guerre, les méchants tripodes ils tuent tout le monde, on se trouve sur un champ de bataille, le fils de Tom Cruise il veut aller leur casser la figure alors qu’il ferait mieux de s’occuper de sa sœur, et Tom Cruise il ne parvient pas à le retenir, voilà, hop, un personnage en moins, et qu’est ce qui se passe derrière le sommet de la colline où est allé le fils ? Et ben des grosses flammes, l’enfer, les voitures militaires partent en sens inverse toutes en flamme, on te fait comprendre qu’il ne reste pas un survivant.

Tom Cruise, il récupère sa fille, et ils sont hébergés par un type bizarre qui s’avère vite pervers et pédophile, puisqu’on n’a rien sans rien. Vous vous dites peut être que j’en fais trop, que les extra-terrestres imbattables, les catastrophes ferroviaires (un train qui passe en flammes à 250 km/h), automobiles, navales, aéronautiques, le père infoutu d’élever une fille hystérique et un fils rebelle qui finalement rejoint les rangs de l’armée pour sauver non pas son pays mais son humanité (non, dit comme ça je risquerais de pleurer), alors que Tom Cruise il pense qu’à sauver sa peau (mais vu son assurance il a pas grand-chose à craindre), et donc surtout celle de ses enfants, tout ça, donc, ça fait suffisamment de clichés, et ben non, on vous en rajoute un et moi j’invente rien, le vieux pervers qu’il faut zigouiller parce qu’il crie trop fort et des bêtises en plus.

Tom Cruise il l’empêche de taper sur les méchants extra-terrestres alors qu’il faut pas leur dire qu’on est là, ça dure des heures, c’est une espèce de télé des années soixante au bout d’un long bras articulé qui se déplace comme un gros et vilain serpent dans la cave, puis enfin on en voit des vrais, des extra-terrestres qui sont pas beau, parce que tant qu’à être méchants et vouloir la fin ultime de la race humaine, autant pas être aussi beau que Tom Cruise on risquerait de lui voler la vedette.

Tom Cruise il se dit qu’il a jamais tourné dans un vrai film d’horreur alors il a envie et paf, on tombe dans un vrai film d’horreur, avec du sang partout, des gens qui meurent parce qu’on leur aspire le sang et qu’il est répandu comme engrais sur des algues rouges, et là, je me pose cette question : ils veulent quoi les vilains extra-terrestres, hein ? une fois ils tuent les humains de loin avec des lasers qui les font instantanément brûler, après ils en prennent dans leur nacelles sous les tripodes, un peu comme des gros bourdons chargés du pollen printanier, et une autre fois ils les jettent par terre et boivent leur sang, un peu comme dans Alien, le film. Et donc au milieu de tout ça, Tom Cruise perd encore sa fille, il comprend pas que s’il la laisse là elle se fera dégommer comme les autres et qu’alors elle lui (et nous) foutra la paix, mais non, elle apparaît au milieu d’un décor rouge dégoulinant de sang, toute seule, au milieu, avec la lumière qui l’éclaire, comme dans un vrai film d’horreur et elle se fait enlever par les méchants.

Tom Cruise (oui, je vais accélérer, moi aussi ça me fait mal à la tête de me souvenir de ce navet) ni une ni deux il chope des grenades, attire l’attention du tripode, et se fait enfermer dans la nasse de sa fille, ouf, elle a arrêté de crier maintenant elle est prostrée. Il se passe plein de trucs, bref, Tom Cruise il sauve les gens parce qu’il zigouille à la grenade le vilain tripode.

Tom Cruise après il voit un grand paysage de désolation, snif, c’est triste, il y a même plus la télé.

Tom Cruise il se retrouve on sait pas comment avec sa fille au milieu d’une ville, alors que 5 minutes avant il était au milieu de rien.

Tom Cruise il dit aux militaires que c’est bizarre, il y a des tripodes effondrés par terre, et effectivement ils n’ont plus de bouclier de protection, plein d’oiseaux se posent dessus (c’est à ça qu’il voit ça, Tom Cruise), alors qu’il est plus qu’improbable que des oiseaux se posent sur des gros bidules en mouvement, c’est un peu comme si t’étais dans ta voiture et que les pigeons ils venaient se poser sur ton antenne alors que tu roules en ville.

Tom Cruise il ramène sa fille à sa mère (de la fille hystérique, pas de Tom Cruise qui est évidemment un self made man) chez les parents d’icelle qui ne l’aiment pas beaucoup parce que c’est un mauvais père et un gros beauf. Et là, il y a le fils de Tom Cruise, mais on sait pas comment il a survécu aux flammes de l’enfer de tout à l’heure, et d’ailleurs la maison des parents de la mère c’est la seule du monde a pas avoir eu de problèmes, encore tous les carreaux et tout et tout, comme quoi fallait pas s’embêter, hein, il y a des coins que les méchants extra-terrestres ils ont oublié. En gros, tout le monde est mort sauf la famille du héros. Au fait, le héros, je me permets de vous le préciser, c’est Tom Cruise. Et la mère elle dit “thank you”, parce que je l’ai vu en VO.

D’ailleurs je l’ai vu, et c’est ça le problème. Ah, j’oubliais il y a une morale à la fin parce qu’on se demande pourquoi ces vilains extra-terrestres d’un seul coup, en quoi, allez, deux ou trois jours, après avoir semé la désolation d’une manière totalement illogique, ils meurent limite d’eux-mêmes. D’après ce que j’ai compris, c’est qu’ils se nourrissent du sang des humains et que la dedans il y a plein de microbes. En gros, ils sont morts du sida.

C’est Philadelphia, je crois, qui parle du même sujet, non ? Au moins c’était un film qui parlait de quelque chose.

* Le titre est NHNC-, j'adore.
** Heu... J'ai écrit ça le seize juillet deux-mille-cinq. Qu'est ce que c'est long comme critique !

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