jeudi, 03 juillet 2008

Si tu m'oublies je serai seul au monde

Oui, je ne suis pas très présent ces derniers temps, et bien à partir d'aujourd'hui et pour une semaine, j'ai une bonne raison de vous laisser tomber comme de vieilles choses dont on se débarasse sur le trottoir lors d'un vide-grenier.

Je pars faire un petit tour des festivals, Marseille, Avignon, et des musées, Montpellier, peut être Nice si on a le temps...

Et pour ne pas vous laisser seuls et abandonnés, un peu de musique dont je parlais hier : le largo de la troisième sonate de Chopin. De quoi occuper vos oreilles des années durant. Et comme je suis gentil, je vous ai déniché ce qui à mon sens est la meilleure version filmée de youtube : Jorge Bolet.

Et n'oubliez pas que dans un vide-grenier, on ne se débarasse jamais de rien, alors, tel ce trente-trois tours de Dave qui proclame fièrement qu'il n'y a pas de honte à être heureux, je vous retrouverai avec délice très prochainement.

mercredi, 02 juillet 2008

Spicynico aussi parle de fleurs

Je m'étais dit, en allant à l'Opéra Garnier, lundi soir, que j'allais m'emmerder.

Parce que la danse néo-classique de John Neumeier, ses costumes d'époque, ses décors insipides à base de salons Louis-Philippe, et sa musique de Chopin, vraiment, ce n'est pas ce que je préfère.

Ca n'a pas raté. Des décors avec des lustres et des bancs, des poses bien langoureuses, des parties de campagne, des ensembles où l'on s'ennuie ferme, des postures empruntées comme Petipa faisait, mais avait-il le droit de le faire, lui, Martha Graham, Nijinski et Kamel Ouali n'étant pas encore passés par là.

Et des éclairages à faire peur, indignes d'une telle maison, les poursuites coupées violemment, des pénombres avec trop d'ombres, un peu trop d'approximation technique (je me faisais la même remarque il y a quelques mois devant Casse-Noisette* à Bastille).

Oui mais voilà. Il y a l'histoire de la Dame aux camélias, et ce dégoulinant romantisme qui ne rate jamais sa cible. Et au milieu d'une danse bien conventionnelle, des pas de deux dont l'émotion est bouleversante. Serrage de gorge, montée de larmes.

Oui mais voilà. Il y a la musique de Chopin, justement, et le Largo de la troisième sonate, l'un des plus beaux moments de sa musique. Et sur cette musique anti-chorégraphie au possible, un pur moment de poésie.

Et puis, surtout, enfin j'ai honte de dire surtout, mais je le dis quand même, surtout, il y a le public, la touriste venue à Paris pour briller dans sa robe d'une vulgarité sans nom, qu'elle soit rouge, parme ou violette, avec ou sans paillette, avec ou sans étole, et cet amalgame de familles de l'ouest parisien et même un peu plus loin, de vieux beaux qui mettent une pochette criarde, de permanentes du jour. Et surtout une folle qui derrière moi, aux rappels, ne hurlait pas Bravo (ce que j'aurais pu comprendre), mais juste des Aaaaah informes. On ne sait plus se tenir au balcon, je vous le dis.

* Je sais ce que vous allez dire.

mardi, 17 juin 2008

l(')â(r)me(s) de métal

J'ai montré des photos, ici, à cet endroit et . Et j'en ai reparlé aussi de temps en temps, comme il y a quelques jours.

Mais qu'en ai-je dit ? Maintenant, les grues sont entrées, les marteaux-piqueur* ont fait leur travail, et les cinq gigantesques plaques métalliques sont parties.

Je n'ai pas fait de photo de la dernière image que j'en aurais. Ces plaques ont disparu dans la lumière, la halle illuminée vue de l'extérieur, derrière les girophares des camions remplaçant les promeneurs solitaires qui erraient dans le labyrinthe sans mur que Richard Serra a recréé, dans lequel j'ai mis des semaines à me perdre - à m'y abandonner, enfin.

Leur surface, douce, sensuelle, et pourtant le fruit de ce que l'on ne peut qualifier avec René Char que d'artisanat furieux. La violence tellurique, la genèse rougeoyante et terrifiante, devenue velour sous la main, métal chauffé par le soleil du jour rendant le soir lorsque la matière se perd dans l'obscurité sa chaleur bienfaisante.

Leur forme simpliste qui s'anime, leurs lignes droites qui deviennent courbes, ces volumes pleins qui disparaissent dès qu'on leur tourne autour, ces volutes de métal qui s'élèvent tendrement du sol et forment un ballet contre toute gravité, toute existence autre, tout extérieur de cette halle hors du temps.

Les discussions terre à terre qui m'entourent ne me touchent plus - ne reste que le métal. Et le ciel accueillant.

* En pushy pushy, on appelle ça un skoubounioul mais je crois que c'est incorrect d'un point de vue politique.

vendredi, 13 juin 2008

Belles prémices et les sentiments*

Il fallut que cet ami cher entre tous m'offre ce vase rigoureux et détraqué.
Il fallut que ce grec m'offre cette rose, rouge, un soir, au restaurant.
Il ne m'en fallut pas plus pour y voir un signe et me dire que l'appartement que j'aurai bientôt sera à cette image.

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Bon, sinon, quoi d'autre ? Des plaques de soixante quinze tonnes qui se soulèvent du sol et qui se meuvent libres dans l'air raréfié du crépuscule, et l'et resurrexit de la Messe en Si de Bach, qui m'a encore fait pleurer ce matin (dans la version de René Jacobs, mais je n'ai trouvé que celle de Suzuki).

* Evidemment, c'est un titre nhnc. Faut chercher pour (commencer à) comprendre.

mercredi, 11 juin 2008

Rodrigue as-tu du coeur ?*

Et voilà venu le temps des remerciements. Ou la la il y avait du monde !

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Il m'a été très agréable de revoir, de voir, de rencontrer tout ce beau monde qui s'était déplacé en ma modeste échoppe voir les photographies de l'Arno. J'étais complètement débordé, je n'ai pu parler réellement avec personne, et j'étais raide comme un passe-lacet** à cause d'une douleur lancinante aux lombaires, ah mais oui ma bonne dame, je suis perclus de douleur, on sent bien que je vieillis.

Alors dans le désordre, du ouaiblogueur, du lecteur de ouaiblogue, de l'ignare en ouaiblogue, de l'éventail et du nichon, du poil et beaucoup de pushy pushy : Fabrice, Ditom, MarcelD, La Fée, Matoo, Vincen-t, Solal, Dark Angel, Phényx sans voix, Olivier Autissier sans courage, de la hyène dans l'art, Snooze, le mateur de nouilles, Lilo, Neilliba, Pitichat, Gilles, Bambino, Waquete, Jim, mon esthéticienne sadique, -Nico-, ma journaliste people préférée, Steppen et Jay, Blondine et notre ex-collègue baisable selon tout le monde, PiMi, Tallyboy passé avant son entraînement de natation synchronisée, Mag & Cat qui, elles, m'invitent à dîner, Etrange Créature et sa fiatcinqcent et son anglais, T., Agla, Isidora Trou qui ne sait plus quelle huile goûter, Evie & Daf, Denis & Patrice, et plein de copains, de conjoints, de connaissances super trop sympa.

J'en ai oublié ? Ah ben qu'ils me pardonnent et qu'ils se fassent connaître afin que cet affront soit lavé, si on pouvait éviter le duel, merci, je suis habillé en blanc j'ai pas envie de me salir.

Merci spécial à Chickenbaby the king of Crêpe à la rillette, à l'employée du mois et à sa collègue qui, elle, est à l'heure.

* Comment un logiciel de billetterie peut-il avoir du coeur ?***
** Une expression pushy pushy de ma mère, que j'adore.
*** Ouais, je sais, c'est nhnc**** et natmc*****
**** nécessitant un haut niveau culturel
*****nécessitant d'avoir travaillé dans le milieu culturel

vendredi, 06 juin 2008

Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain*.

Quelle phrase correspondrait mieux à ce qui va se passer demain ?

Demain, votre serviteur reçoit L'Arno et ses photos, et surtout vous tous qui nous ferez l'honneur d'assister à ce vernissage !

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* Evidemment, citer du Roland Dorgelès, comme ça, dès le titre, ça peut faire genre je me la pète, genre nhnc et tout ça. Mais non, j'ai juste utilisé un dictionnaire de citations

mardi, 27 mai 2008

Bel édifice et les pressentiments

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vendredi, 23 mai 2008

Bourreaux de solitude

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mercredi, 21 mai 2008

l'artisanat furieux

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samedi, 17 mai 2008

un oeil dans l'étalon*

Vous ne pouvez pas le rater, en bannière de ce ouaiblogue. Et bien j'en repasse une belle couche, mais à partir du sept juin se tiendra en ma modeste échoppe une exposition de photographies de l'Arno, oeil aiguisé et brillant explorateur du Salento, dans les Pouilles**, mais à qui il sera interdit de demander la vitesse d'obturation.

Le vernissage est le sept juin, et bien évidemment, vous êtes invités à rencontrer l'artiste, votre modeste serviteur si ce n'est déjà fait, et puis d'autres ouaiblogueurs célébrissimes, et aussi des gens inconnus, et aussi probablement la personne que j'évoque à propos du titre de cette note dans la première étoile***.

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* Il y a des calembours, comme ça, auxquels j'aurais aimé penser. Il serait honteux de ma part de me faire passer pour son découvreur, alors je rends à César ce qui est au sculpteur et à Alessandro ce qui est au créateur de wearable art.
** Pour les quelques ignares qui me lisent encore, et à propos desquels il est inconcevable que je ne sois parvenu à m'en débarasser, les Pouilles c'est le talon de la botte si l'on accepte cette représentation visuelle de l'Italie.
*** Voir ci-dessous, enfin plutôt ci-dessus, là.

Et maintenant, de la musique qui n'a aucun rapport mais qui ferait danser les pierres.

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