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jeudi, 15 mai 2008

Mein Herz, in diesem Bache

Parfois, je regrette que mon ouaiblogue ne me permette d'écrire, comme on pourrait le lire ailleurs sans aucune distanciation :

J'étais murgé à la sangria et je me suis tapé un mec qui avait un filet mignon entre les jambes.

Mais voilà. Je préfère définitivement vous parler du Voyage d'Hiver de Schubert que je redécouvre actuellement, encore et encore. Ce cycle de lieder sur des poèmes de Wilhelm Müller est d'une noirceur sublime. Et chaque lied en est un drame à lui tout seul, un théâtre du désespoir, quelques minutes et pourtant toute une vie dedans.

Mon préféré du moment, Auf dem Fluße, en est un exemple sidérant (Dietrich Fischer-Dieskau, Klaus Billing). Et je mets aussi le texte, car il s'impose autant que la musique...

free music

Der du so lustig rauschtest,
du heller, Wilder Fluß,
wie still bist du geworden,
gibst keinen Scheidegruß !

Toi qui coulais naguère si joyeux,
Torrent clair et sauvage,
Comme te voilà silencieux,
Ne dis même pas un mot d'adieu.

Mit harter, starrer Rinde
hast du dich überdeckt,
liegst kalt und unbeweglich
im Sande ausgestreckt.

D'une carapace dure et glacée
Tu t'es recouvert
Et tu gis froid et immobile
Etiré sur le sable.

In deine ecke grab' ich
mit einemn spitzen Stein
den Namen meiner Liebstein
und Stund und Tag hinein :

D'une pierre pointue
J'ai gravé sur la glace
Le nom de ma bien-aimée
Et une heure et une date :

Den Tag des ersten Grußes,
den tag, an dem ich ging ;
um Nam' und Zahlen windet
sich ein zerbrocher Ring.

Le jour de la première rencontre,
Le jour de mon départ.
Ce nom et ces dates
Un anneau brisé les encercle

Mein Herz, in diesem Bache
erkennst du nun dein Bild ?
Ob's unter seiner Rinde
wohl auch so reißend scwillt ?

Mon coeur, en ce ruisseau
Reconnais-tu enfin ton image ?
Sous sa dure écorce,
S'enfle-t-il aussi impétueux
?

Commentaires

Il y a une solution à ton regret : on servira de la sangria.

Écrit par : L'Arno | jeudi, 15 mai 2008

Faut juste trouver du filet mignon.

Écrit par : Cre | jeudi, 15 mai 2008

Oui enfin l'air de rien tu en fais des confidences...

Écrit par : Chickenbaby | jeudi, 15 mai 2008

Ils sont sympas les bouchers espagnols quand même.

Écrit par : Chickenbaby | jeudi, 15 mai 2008

Bon ben on a fait le graveleux low level, aux autres de faire le culturel maintenant.

Écrit par : Chickenbaby | jeudi, 15 mai 2008

finalement un blog un peu plus culturel que les uatres c'est bien
ça permet de decouvrir de nouvelles choses

dommage que j'ai autant de mal avec l'allemand !

Écrit par : jim | jeudi, 15 mai 2008

Ah oui, je vais avoir du mal là. Moi non plus je ne suis pas germaniste. Merci pour la traduction de ce joli poème.

Écrit par : Dark Angel | jeudi, 15 mai 2008

Bon, j'me la pète ?

J'ai la version Ian Bostridge et Leif Ove Andsnes. Et c'est bieeeeen !

Écrit par : Churchill | jeudi, 15 mai 2008

Thomas Hampson & Wolfgang Sawallisch pour moi ! (je trouve cette version de DFD trop lente)

Écrit par : spicynico | jeudi, 15 mai 2008

et il a un numéro de téléphone ce filet mignon ?

un mail ?

une page sur monfiletmignon.com ?

Écrit par : j'aime le porc… | jeudi, 15 mai 2008

C'est marrant, je n'aurais jamais cité un lieder pour parler d'une grosse bite. T'es vraiment une mine d'idées!

Écrit par : Ditom | jeudi, 15 mai 2008

Mon préféré, c'est le lieder price

Écrit par : EC | vendredi, 16 mai 2008

Et dans un dernier lit d'heures il s'endormit à jamais.

Écrit par : L'Arno | vendredi, 16 mai 2008

à : "J'aime le porc" :
Oui, retrouve le gars sur laposte.net... Le monde est petit !
Et tac !

Écrit par : un gars qui passe | vendredi, 16 mai 2008

En version remixée salsa cubaine, le lieder maximo vaut le détour aussi.

Écrit par : Harry Covert | vendredi, 16 mai 2008

Bon, les gars, je vous ai laissés faire (parce que ça me fait rire, quand même !), hein, mais on dit un lied, des lieder...

Écrit par : Churchill | vendredi, 16 mai 2008

Monsieur Churchill ! Monsieur Churchill ! Vous avez vu ? Moi j'avais bien mis comme il fallait, c'est juste les autres qu'ont pas bien copié sur moi !
Minsieur Churchill ! Je peux allez faire (touche) pipi maintenant ?

Écrit par : spicynico | vendredi, 16 mai 2008

Mon jeu de mot poétique il n'est pas possible si je die "un lied". Cela dit j'ai vécu deux mois à Darmstadt. Ca n'a rien à voir ? En effet. Mais j'aurais pu vous parler de mes deux mois à Darmstadt, c'était pour un stage de deux mois - zwei Monaten Praktikum - en 1997. A l'époque ich ignorais ce qu'était un lied. Voilà.

Écrit par : L'Arno | samedi, 17 mai 2008

Passer deux mois à Darmstadt et ne pas aimer Boulez, je te comprendrai jamais.

Écrit par : spicynico | samedi, 17 mai 2008

Spicynico & L'Arno > Je vous l'ai déjà dit, que je vous adorais ??? Que vous étiez reconnus (par moi) d'utilité publique ? Que vous étiez même capables de me faire oublier la description... comment dire ?... un peu inhabituelle de la Révolution française par les secondes 8 ? Que vous me faisiez rire et même pouffer ? Que vous étiez, en somme, mon adrénaline, mon endorphine, mon aspirine et mon aubépine (de cheval) à moi ?

JE VOUS AIME !!!

Écrit par : Churchill, admiratif | samedi, 17 mai 2008

Oh la la je défaille devant une telle déclaration.

Écrit par : spicynico | samedi, 17 mai 2008

Oh la la je défaille devant une telle déclaration.

Écrit par : L'Arno | samedi, 17 mai 2008

Monsieur Churchill ! Il y a L'Arno qui copie sur moi !

Écrit par : spicynico | samedi, 17 mai 2008

Fayot ! Faut toujours que tu rapportes au prof !

Écrit par : L'Arno | samedi, 17 mai 2008

Ouais ben moi je veux pas redoubler !

Écrit par : spicynico | samedi, 17 mai 2008

Tu redoubleras pas puisque tu couches avec le prof principal.

Écrit par : L'Arno | dimanche, 18 mai 2008

Ah non je couche jamais par intérêt.

Écrit par : spicynico | dimanche, 18 mai 2008

Il n'y a que les aveux que le parrain tairait.

Écrit par : L'Arno | dimanche, 18 mai 2008

L'Arno > Arrête ! Tu vas énerver Bambino (qui l'est déjà pas mal).*

* Ceci dit, "le parrain tairait", chapeau bas !

Écrit par : Churchill | dimanche, 18 mai 2008

Les commentaires sont fermés.